Mis à jour le 11 septembre 2026.
Si tu es développeur, DevOps, data engineer ou spécialiste en cybersécurité et que tu prépares ton départ pour le Canada, il y a une chose que tu dois savoir avant tout le reste : presque tout ce qui a été écrit sur l’immigration des profils TI avant 2026 est aujourd’hui périmé.
Le programme pilote réservé à l’intelligence artificielle et aux TI n’existe plus. La catégorie STIM d’Entrée express a été vidée des métiers du développement logiciel. Le PEQ, qu’on annonçait mort, est rouvert — mais pour une fenêtre courte qui se referme le 31 octobre. Et le PSTQ, présenté comme la voie royale, n’a invité personne depuis l’étranger cette année.
Bonne nouvelle quand même : il reste des chemins, et ils sont plus lisibles qu’on ne le croit. Cet article fait le point, à jour au 11 septembre 2026, sur ce qui fonctionne réellement selon l’endroit où tu te trouves aujourd’hui.
Les quatre changements de 2026 que la plupart des articles n’ont pas intégrés
1. Le programme pilote IA / TI / effets visuels est aboli
C’était la seule voie d’immigration permanente pensée spécifiquement pour les profils technologiques au Québec. Il a pris fin le 1er janvier 2026, comme les pilotes en transformation alimentaire et en soins aux bénéficiaires — seules les demandes déposées avant cette date continuent d’être traitées. Si tu tombes encore sur une page qui te le recommande, elle n’a pas été mise à jour.
2. Entrée express : la catégorie STIM ne contient presque plus de métiers TI
La catégorie STIM 2026 ne compte plus que dix professions, et une seule relève des TI : spécialiste en cybersécurité (CNP 21220). Ingénieurs logiciels, développeurs, concepteurs de systèmes, développeurs web, scientifiques des données, analystes de bases de données : tous ont été retirés. Le reste de la catégorie est occupé par le génie civil, mécanique, électrique et industriel.
Plus frappant encore : sur les 53 rondes d’invitations tenues entre janvier et septembre 2026, aucune n’a visé la catégorie STIM. Elle existe sur le papier, elle n’a pas servi.
3. Le PEQ est rouvert — et la fenêtre se referme le 31 octobre 2026
Aboli le 19 novembre 2025, le Programme de l’expérience québécoise a été rouvert le 2 juillet 2026 pour deux ans. Mais on ne dépose pas quand on veut : une première période de réception des demandes court du 2 juillet au 31 octobre 2026. Au moment où tu lis ces lignes, il reste donc quelques semaines. D’autres périodes pourraient s’ouvrir ensuite — rien n’est garanti ni daté.
4. Le PSTQ n’invite plus que des gens déjà au Québec
C’est le point le plus mal compris. Nous avons repris l’ensemble des critères d’invitation publiés pour les huit rondes de 2026 : tous les exercices publiés des volets 1, 2 et 3 exigeaient que la personne séjourne au Québec. Les seules exceptions se trouvent au volet 4, « Talents d’exception », qui représente environ 1 % des invitations.
Autrement dit : en 2026, un développeur resté à l’étranger n’a pas été invité au PSTQ, quel que soit son pointage. Le programme est devenu un outil de transition pour les personnes déjà installées, pas une porte d’entrée.
À retenir : le Canada ne sélectionne plus les profils TI parce qu’ils sont TI. Aujourd’hui, ce qui fait la différence, c’est le français et le fait d’être déjà sur place. Toute la stratégie découle de là.
Tu es encore à l’étranger : comment entrer
Puisque la résidence permanente depuis l’étranger est aujourd’hui presque fermée pour les métiers TI classiques, la logique s’inverse : on entre d’abord avec un statut temporaire, on demande la résidence permanente ensuite, depuis le Québec. Voici les portes qui sont réellement ouvertes.
Le PVT et Expérience internationale Canada — la voie la plus simple
Si tu as moins de 36 ans et que ton pays a une entente de mobilité des jeunes avec le Canada (36 pays et territoires y participent), c’est de loin le chemin le plus court. Le permis vacances-travail est un permis ouvert : pas d’employeur à trouver d’avance, pas d’EIMT, et surtout aucune exclusion du Québec.
- France : 18 à 35 ans inclusivement, jusqu’à 24 mois. Attention, le volet Vacances-travail ne peut servir qu’une seule fois — une deuxième participation n’est possible que par le volet Stage coop international.
- Belgique : 18 à 30 ans, jusqu’à 12 mois, une seule participation.
- Suisse : Jeunes professionnels et Stage coop uniquement, pas de PVT.
Compte 184,75 $ de frais de participation, 100 $ de frais de titulaire de permis de travail ouvert et 85 $ de biométrie, soit environ 370 $ CA au total. Les places sont contingentées par pays et les quotas 2026 sont en baisse : si tu es admissible, ne traîne pas. On détaille les démarches dans notre guide du PVT Canada 2026.
Le Volet des talents mondiaux — la voie rapide quand tu as une offre
C’est le dispositif le plus intéressant pour un profil TI expérimenté, et paradoxalement le moins connu des candidats. L’employeur obtient son étude d’impact sur le marché du travail en 10 jours ouvrables au lieu de 88, et ton permis de travail est traité en deux semaines.
Contrairement à la catégorie STIM d’Entrée express, la Liste des professions des talents mondiaux a gardé tous les métiers TI :
- Ingénieurs et concepteurs en logiciel (21231), développeurs et programmeurs (21232)
- Concepteurs et développeurs de systèmes informatiques (21230)
- Concepteurs web (21233) et développeurs web (21234)
- Scientifiques des données (21211), spécialistes en cybersécurité (21220)
- Gestionnaires de systèmes informatiques (20012), ingénieurs informaticiens (21311)
- Techniciens de réseaux (22220) et en essais de systèmes (22222), à partir de 85 000 $ par année
Le volet s’applique au Québec, avec les grilles salariales québécoises et un certificat d’acceptation du Québec à obtenir en parallèle. C’est un dispositif côté employeur : concrètement, ton levier est de viser des entreprises qui le connaissent déjà.
La mutation intra-entreprise — si ton employeur actuel a une entité canadienne
Si tu travailles pour une multinationale présente au Canada, la mutation intra-entreprise te dispense d’EIMT. Il faut avoir occupé un poste de cadre, de gestionnaire ou à connaissances spécialisées pendant au moins un an au cours des trois dernières années, et que le lien entre les deux entités soit qualifiant — une franchise ou une relation client-fournisseur ne compte pas.
Durée initiale jusqu’à trois ans, renouvelable jusqu’à cinq ans pour les connaissances spécialisées et sept ans pour les postes de direction. Les postes de catégorie FEER 0 et 1 bénéficient en plus du traitement accéléré en deux semaines.
L’EIMT « hauts salaires » — la voie classique
Sans PVT ni mutation, il reste l’EIMT ordinaire. Quasiment tous les postes en TI dépassent le seuil québécois de 36 $ l’heure en vigueur depuis le 17 juillet 2026, donc ils relèvent du volet « hauts salaires » — ce qui est une bonne nouvelle : les restrictions les plus dures des dernières réformes (plafonds de 10 %, refus de traiter dans les régions à fort chômage, durée limitée à un an) visent le volet bas salaires et ne te concernent pas. Le refus de traiter les postes sous 36 $ à Montréal et Laval, en vigueur jusqu’au 31 décembre 2026, ne touche pas non plus les métiers TI.
En revanche, prépare-toi à de la patience : 88 jours ouvrables de traitement, auxquels s’ajoutent quatre semaines minimum d’affichage obligatoire du poste. Environ cinq à six mois entre le début du recrutement et l’EIMT positive. Les frais de 1 000 $ par poste sont à la charge de l’employeur, qui n’a pas le droit de te les refacturer.
Deux points québécois à connaître : la demande doit être déposée simultanément à Service Canada et au Ministère de l’Immigration, avec des documents en français ; et depuis le 17 décembre 2025, les entreprises de 25 employés et plus doivent être conformes aux exigences de francisation de la Charte de la langue française pour obtenir une EIMT positive.
Et si tu acceptais de ne pas viser Montréal ?
Deux dispositifs très favorables existent — mais excluent explicitement le Québec :
- Mobilité francophone : dispense complète d’EIMT pour un poste dans l’une des neuf autres provinces ou trois territoires, avec un niveau de français NCLC 5 en expression et en compréhension orales seulement. Toutes les professions TI sont admissibles. Frais : 155 $ pour toi, 230 $ pour l’employeur, zéro frais d’EIMT.
- Entrée express, catégorie francophone : voir la section suivante.
Ottawa, Moncton, Winnipeg ou Toronto ne sont pas Montréal, mais pour certains profils c’est une entrée nettement plus rapide — quitte à envisager un déménagement au Québec plus tard.
Le français vaut aujourd’hui plus qu’une compétence en TI
C’est le constat le plus net de l’année, et il est chiffré. Dans le système fédéral d’Entrée express, la catégorie Compétence en français a généré onze rondes et environ 55 500 invitations en 2026, avec des scores minimaux compris entre 382 et 420 points. Sur la même période, la Catégorie de l’expérience canadienne exigeait entre 507 et 523 points.
L’écart est de 100 à 140 points. Aucun autre facteur du système n’a un effet comparable — d’autant que les points pour offre d’emploi ont été supprimés du calcul depuis le 25 mars 2025 (une offre reste parfois nécessaire pour l’admissibilité, elle ne rapporte simplement plus rien au score).
La condition d’entrée dans cette catégorie : NCLC 7 minimum dans les quatre habiletés, sans exigence de profession. Autrement dit, un développeur francophone n’a pas besoin que son métier figure dans une liste. Il lui faut son test de français.
Côté québécois, la logique est identique. Le PSTQ n’accorde aucun point pour l’anglais, et le français pèse jusqu’à 200 points sur 1 400. Le gouvernement vise plus de 77 % de connaissance du français chez les immigrants permanents d’ici 2029.
Concrètement : si tu n’as pas encore passé de test de français, c’est l’action qui a le meilleur rendement sur ton dossier. Les tests reconnus au Québec sont le TCF (Québec, Canada ou général), le TEF (TEFAQ, TEF Canada), le DELF et le DALF — résultats valides deux ans. Un baccalauréat français, un CESS belge ou un certificat de maturité suisse romande valent automatiquement le niveau 9.
Tu es déjà au Québec : la fenêtre à ne pas rater
Le PEQ, volet travailleurs étrangers temporaires
C’est aujourd’hui la voie la plus directe vers la résidence permanente pour un professionnel TI installé au Québec : pas de pointage, pas d’attente d’invitation, pas de loterie. Tu déposes, on traite.
Les conditions de réception :
- Avoir, en date du 19 novembre 2025, au moins deux ans d’expérience de travail au Québec dans une profession de catégorie FEER 0, 1, 2 ou 3 — tous les métiers TI en relèvent.
- Occuper un emploi admissible à temps plein (30 heures par semaine payées minimum) au moment de la demande, et l’avoir occupé pendant au moins 24 des 36 mois précédents. Le temps partiel ne compte pas.
- Français oral niveau 7 — aucune exigence à l’écrit. Le conjoint doit atteindre le niveau 4 à l’oral.
- Être légalement au Québec avec un permis valide.
Le PEQ, volet diplômés du Québec — et son assouplissement
Si tu as obtenu au Québec, en date du 19 novembre 2025, un baccalauréat, une maîtrise, un doctorat, un DEC technique ou un DEP d’au moins 1 800 heures, ce volet t’est ouvert. Nouveauté de la réouverture du 2 juillet 2026 : l’obligation d’avoir suivi son programme en français a été retirée. Les diplômés de McGill, Concordia et Bishop’s y sont désormais admissibles — les exigences de niveau de français (7 à l’oral, 5 à l’écrit) restent, elles, inchangées.
Deux mises en garde utiles : l’engagement historique d’un traitement en six mois n’a pas été reconduit, et il est possible de déposer au PEQ et au PSTQ en parallèle — mais les frais des deux demandes sont exigibles et non remboursables.
Le PSTQ, volet 1 : ce qu’il faut viser
Si tu ne rentres pas dans les critères du PEQ, le volet 1 du PSTQ reste ta voie. Il vise les professions FEER 0, 1 et 2 non réglementées, avec au moins un an d’expérience, un diplôme d’au moins un an, et un français de niveau 7 à l’oral et 5 à l’écrit.
En 2026, les scores minimaux du volet 1 ont varié de 379 à 782 points sur 1 400 selon les exercices, les plus bas correspondant à des tirages ciblant la santé, l’éducation ou la petite enfance. Pour un profil TI, qui relève des exercices généraux, il faut réalistement viser 650 à 750 points, ce qui suppose de cumuler plusieurs des leviers suivants :
- Un diplôme obtenu au Québec : jusqu’à 200 points.
- De l’expérience de travail au Québec : jusqu’à 160 points.
- Une profession en déficit de main-d’œuvre : jusqu’à 120 points, contre 25 pour une profession en équilibre. L’écart atteint 95 points à expérience égale.
- Une résidence, un emploi ou des études hors de la Communauté métropolitaine de Montréal : jusqu’à 120 points cumulés. Un exercice de janvier 2026 a même invité exclusivement des candidats situés hors CMM.
- Le français : jusqu’à 200 points, et l’âge jusqu’à 120 (maximum entre 20 et 30 ans).
Deux signaux récents à surveiller. D’abord, les volumes se sont effondrés : de 2 550 invitations par mois en début d’année à environ 500 depuis juillet, une réduction assumée par le Ministère le temps d’absorber les demandes du PEQ. Ensuite, une ouverture : scientifique des données (21211) et spécialiste en cybersécurité (21220) sont entrés dans les exercices « secteurs prioritaires » du volet 1 le 30 juillet 2026, avec des scores minimaux de 701 puis 694. C’est la première fois depuis le lancement du PSTQ que des professions TI y figurent. Les autres métiers — développement, DevOps, architecture, systèmes et réseaux, QA — n’y sont toujours pas.
Le volet 4, pour les profils vraiment hors norme
Le volet « Talents d’exception » n’exige ni français ni pointage minimal, et le Ministère de l’Économie reconnaît explicitement comme secteurs stratégiques les jeux vidéo, la cybersécurité, l’intelligence artificielle, la microélectronique, le quantique et la fintech. Le prix à payer est côté employeur : entreprise établie au Québec, ratios financiers à respecter et salaire offert d’au moins 170 000 $ par année. C’est aussi un volet minuscule — environ 1 % des invitations. Réel, mais rare.
Combien de temps, combien ça coûte
Les ordres de grandeur, en frais gouvernementaux, pour une personne seule :
| Étape | Frais | Délai indicatif |
|---|---|---|
| Permis de travail | 155 $ + 85 $ de biométrie | 3 semaines depuis la France, 2 depuis la Belgique (délais IRCC au 2 septembre 2026) |
| EIMT (à la charge de l’employeur) | 1 000 $ par poste | 10 jours ouvrables au Volet des talents mondiaux, 88 sinon |
| Participation à Expérience internationale Canada | 184,75 $ + 100 $ (permis ouvert) | selon les rondes d’invitations |
| Sélection permanente du Québec (CSQ) | 940 $ + 201 $ par personne accompagnante | le Ministère traite actuellement les demandes reçues en octobre-novembre 2025 |
| Résidence permanente fédérale | 1 590 $ (traitement + droit de résidence permanente) | 8 mois en pratique, 11 mois de norme de service |
Additionnés, ces délais donnent la réalité du terrain : entre le dépôt d’une déclaration d’intérêt et la carte de résident permanent, il faut aujourd’hui compter deux à trois ans. C’est long, mais c’est un parcours que l’on mène en travaillant au Québec, pas en attendant à l’étranger.
Un point pratique souvent oublié : après l’obtention de la résidence permanente, la RAMQ peut appliquer un délai de carence pouvant aller jusqu’à trois mois. Bonne nouvelle si tu viens de France ou de Belgique : les ressortissants des pays liés au Québec par une entente de sécurité sociale en sont exemptés. Dans les autres cas, une assurance privée sur cette période est vivement recommandée.
Cinq idées reçues qui circulent encore
- « Les TI sont une profession prioritaire au Canada. » Plus dans les mécanismes de sélection. Le pilote TI est aboli, la catégorie STIM a été vidée des métiers du logiciel, et la liste québécoise de traitement simplifié 2026 ne contient aucune profession en TI. Cela ne dit rien du marché de l’emploi, qui reste actif — mais l’immigration et l’emploi sont deux systèmes distincts.
- « La Mobilité francophone permet de venir travailler à Montréal sans EIMT. » Non : le dispositif exclut explicitement le Québec.
- « Avec une offre d’emploi, mon score Entrée express grimpe. » Plus depuis mars 2025. Les 50 et 200 points pour offre d’emploi ont été retirés du calcul.
- « Le PEQ est mort. » Il est rouvert jusqu’en juillet 2028, avec une période de dépôt ouverte jusqu’au 31 octobre 2026.
- « Je peux déposer mon dossier PSTQ depuis mon pays et attendre. » Techniquement oui, tu peux créer une déclaration d’intérêt. En pratique, aucune invitation des volets 1 à 3 n’a été envoyée à une personne hors Québec en 2026.
Un dernier point de vigilance, à anticiper : obtenir un certificat d’acceptation du Québec au Programme des travailleurs étrangers temporaires après trois années cumulées de séjour pour travail exigera un français de niveau 4 ou plus à l’oral — mais seulement à compter du 17 décembre 2028. Tu as le temps de t’y préparer, et c’est une raison de plus de commencer tôt.
Ce que Maplr peut faire pour toi
Chez Maplr, on ne vend pas de rêve et on n’est pas un cabinet d’immigration. On fait autre chose, et c’est souvent la pièce manquante : on te met en lien avec des entreprises québécoises qui recrutent des profils TI, et on t’accompagne sur tout ce qui entoure l’arrivée.
- Mise en relation avec des employeurs et des mandats en TI au Québec
- Préparation du profil, du CV au format nord-américain et des entretiens techniques
- Repères concrets sur les salaires — teste notre simulateur de salaire pour développeurs au Québec —, le coût de la vie et les quartiers où se loger
- Accès à la communauté Slack Maplr et à notre espace de coworking à Montréal
- Webinaires et guides sur les démarches d’installation
Parce que la clé, en 2026, c’est l’emploi : c’est lui qui ouvre le permis de travail, et c’est le permis de travail qui ouvre, deux ans plus tard, la porte de la résidence permanente.
Envie de faire évaluer ton profil ?
Dis-nous où tu en es : on te dit quelles voies te sont réellement ouvertes aujourd’hui, et quels employeurs correspondent à ton profil.
Frequently asked questions
Peut-on immigrer au Québec en TI directement depuis l'étranger en 2026 ?
Pas en visant la résidence permanente d’emblée. En 2026, tous les exercices d’invitation des volets 1, 2 et 3 du PSTQ exigeaient de séjourner au Québec. La stratégie réaliste consiste à entrer d’abord avec un statut temporaire — PVT, Volet des talents mondiaux, mutation intra-entreprise ou EIMT — puis à demander la résidence permanente depuis le Québec, généralement après deux ans de travail.
Faut-il vraiment parler français pour travailler en TI à Montréal ?
Pour le poste lui-même, beaucoup d’équipes tech montréalaises fonctionnent en anglais ou de façon bilingue. Pour l’immigration, en revanche, le français n’est plus négociable : le PSTQ n’accorde aucun point pour l’anglais, le PEQ exige le niveau 7 à l’oral, et la catégorie francophone d’Entrée express permet d’être invité avec 382 à 420 points là où il en faut plus de 510 sans français.
Quel niveau de français faut-il exactement ?
Au PSTQ volet 1 et au PEQ volet diplômés : niveau 7 à l’oral (compréhension et production) et niveau 5 à l’écrit, sur l’Échelle québécoise. Au PEQ volet travailleurs temporaires : niveau 7 à l’oral seulement, aucune exigence à l’écrit. Le conjoint accompagnant doit atteindre le niveau 4 à l’oral. Côté fédéral, la catégorie francophone d’Entrée express demande NCLC 7 dans les quatre habiletés.
Combien de temps prend le parcours complet ?
Deux à trois ans est un ordre de grandeur réaliste entre le dépôt d’une déclaration d’intérêt et la carte de résident permanent. Le Ministère de l’Immigration traite actuellement les demandes de sélection reçues en octobre et novembre 2025, et la demande fédérale de résidence permanente qui suit prend environ huit mois en pratique, pour une norme de service de onze mois.
Le PVT est-il un bon plan pour un développeur ?
C’est souvent le meilleur, si l’âge le permet. C’est un permis ouvert : tu n’as besoin ni d’employeur préalable, ni d’EIMT, et le Québec n’est pas exclu. Jusqu’à 24 mois pour les ressortissants français de 18 à 35 ans, 12 mois pour les Belges de 18 à 30 ans. Ces deux ans de travail au Québec sont exactement ce que demandera ensuite le PEQ.
Mon conjoint pourra-t-il travailler ?
Oui dans la plupart des cas. Toutes les professions TI visées relèvent des catégories FEER 0 ou 1, ce qui rend le conjoint admissible à un permis de travail ouvert sans restriction de liste. Une condition à surveiller : ton propre permis doit avoir au moins seize mois de validité restante au moment où la demande du conjoint est reçue. Les enfants à charge, eux, ne sont plus admissibles à un nouveau permis ouvert depuis janvier 2025.
Que se passe-t-il si mon permis expire pendant ma demande de résidence permanente ?
Si tu déposes ta demande de prolongation avant l’expiration, tu obtiens le statut de maintien et tu peux continuer à travailler aux mêmes conditions — pour un permis fermé, cela signifie même employeur, même poste, même lieu. Le Ministère priorise d’ailleurs depuis mai 2026 les demandes PSTQ des personnes dont le permis est échu ou sur le point de l’être. Attention aux sorties du Canada pendant cette période, qui peuvent affecter ton droit de travailler au retour.
Cet article a une vocation informative et ne constitue pas un avis juridique en immigration. Les règles évoluent vite : vérifie toujours l’information sur les sites officiels de Québec.ca et d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada, ou consulte un consultant réglementé ou un avocat en immigration. Données à jour au 11 septembre 2026. Pour aller plus loin, lis aussi nos articles sur le PSTQ et sur la fin du PEQ.