Entrée express : tout savoir pour immigrer au Canada en 2026

Mis à jour le 13 septembre 2026 · par Marion Felix, cofondatrice de Maplr

Depuis janvier 2026, le Canada a envoyé 126 156 invitations à demander la résidence permanente par Entrée express. Et 40 % d’entre elles sont parties dans une seule catégorie : celle des personnes qui parlent français.

50 500invitations envoyées en 2026 dans la catégorie francophone, en dix rondes
382la note la plus basse invitée dans ces rondes, le 19 août
507-523ce qu’il fallait au même moment dans la catégorie de l’expérience canadienne

Traduit en clair : ton français vaut aujourd’hui une bonne centaine de points dans la file d’attente. C’est le facteur le plus rentable du système en 2026, et c’est une nouvelle que peu de monde a vue passer.

Dans cet article : comment Entrée express fonctionne vraiment, où tu te situes selon ta situation d’aujourd’hui, ce que ça coûte — et, parce que c’est la question qu’on nous pose le plus souvent, ce qui change si ton projet c’est le Québec.

C’est quoi Entrée express, concrètement ?

Entrée express n’est pas un programme d’immigration. C’est un système de gestion des demandes, côté fédéral, qui fait tourner trois programmes économiques en même temps.

Le principe tient en quatre temps :

  1. Tu vérifies que tu es admissible à l’un des trois programmes.
  2. Tu crées un profil en ligne, gratuit. Tu entres dans un bassin de candidat·es.
  3. Le système te donne une note sur 1 200 : le Système de classement global (SCG, ou CRS en anglais). Âge, diplômes, langues, expérience, conjoint·e, liens avec le Canada.
  4. Toutes les deux semaines environ, Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada pioche dans le bassin et invite les mieux classé·es à déposer une vraie demande.

En gros, c’est une file d’attente où on ne passe pas dans l’ordre d’arrivée, mais dans l’ordre des points. Et la bonne nouvelle, c’est que les points, ça se travaille.

Deux délais à noter tout de suite : ton profil reste valide 12 mois dans le bassin, et une invitation reçue te laisse 60 jours pour déposer un dossier complet. Soixante jours, c’est court quand il faut faire venir un certificat de police d’un pays où tu as vécu il y a huit ans.

💡 Conseil Maplr : rassemble tes documents avant d’être invité·e, pas après. Test de langue, évaluation des diplômes, certificats de police, relevés bancaires. Les personnes qu’on accompagne qui ratent leur fenêtre de 60 jours, ce n’est jamais parce qu’elles manquaient de points — c’est parce qu’il leur manquait un papier.

Trois programmes, un seul bassin : lequel est le tien ?

On n’entre pas dans le bassin « par Entrée express ». On y entre par l’un de ces trois programmes, et c’est lui qui fixe tes conditions minimales.

Travailleurs qualifiés (fédéral) — si ton expérience est à l’étranger

Un an d’expérience de travail qualifié continu dans les dix dernières années, un diplôme d’études secondaires au minimum, niveau 7 des NCLC dans les quatre compétences, et 67 points sur 100 à la grille de sélection du programme. C’est aussi le seul des trois qui exige une preuve de fonds.

Catégorie de l’expérience canadienne — si tu travailles déjà ici

Un an d’expérience de travail qualifié au Canada dans les trois dernières années, niveau 7 des NCLC pour les professions FEER 0 et 1, niveau 5 pour les FEER 2 et 3. Aucun diplôme exigé, aucune preuve de fonds. C’est le programme le plus simple des trois — encore faut-il être déjà sur place.

Métiers spécialisés (fédéral) — le troisième, rarement le tien

Deux ans d’expérience dans un métier spécialisé sur les cinq dernières années, niveau 5 des NCLC à l’oral et 4 à l’écrit, plus une offre d’emploi d’un an ou un certificat de qualification provincial. En TI, c’est rarement la porte d’entrée.

« Expérience de travail qualifié » : qu’est-ce que ça veut dire, exactement ?

C’est le mot qui revient dans les trois programmes, et c’est celui qu’on explique le moins. Une expérience est « qualifiée » quand la profession que tu exerces est classée FEER 0, 1, 2 ou 3 dans la Classification nationale des professions — FEER en français, TEER en anglais, tu verras les deux sigles. Ce n’est ni ton diplôme ni ton ancienneté qui tranchent : c’est le code de cinq chiffres attaché à ton métier.

Pour les métiers TI, la nouvelle est bonne : ils vivent tous entre FEER 0 et FEER 2, donc l’expérience compte dans les trois programmes. Le développement, les données, la cybersécurité et l’analyse d’affaires sont en FEER 1 ; le réseau, le soutien aux utilisateurs et l’assurance qualité sont en FEER 2 ; la gestion TI est en FEER 0. Ça explique au passage la règle de langue juste au-dessus : NCLC 7 pour les FEER 0 et 1, NCLC 5 pour les FEER 2 et 3.

Ce qui se joue vraiment, c’est le choix du code. IRCC ne regarde pas ton titre de poste : il vérifie que tu as bien exercé l’énoncé principal de la profession et la plupart de ses fonctions principales, telles que ta lettre d’emploi les décrit. Un code qui ne colle pas à la lettre, c’est une demande de précisions — et du temps perdu.

Si tu n’es pas certain du tien, notre outil pour trouver son code CNP te le donne à partir de ton titre de poste, avec son niveau et les cas où deux codes se ressemblent.

Les critères complets, à jour du jour où tu les lis, sont sur la page d’admissibilité d’IRCC. Et tu peux estimer ta note avec l’outil officiel de calcul du SCG — quinze minutes, gratuit, sans engagement.

Pourquoi ton français vaut autant en 2026

Depuis 2023, IRCC organise des rondes d’invitations axées sur des catégories : au lieu de piocher les meilleures notes toutes catégories confondues, le ministère choisit un profil précis et n’invite que dans celui-là. L’une de ces catégories, c’est la compétence linguistique en français.

Voilà ce que ça donne concrètement cette année, au 4 septembre 2026 :

Catégorie Rondes en 2026 Invitations Note la plus basse invitée
Compétence linguistique en français 10 50 500 382 à 420 (moyenne 401)
Catégorie de l’expérience canadienne 15 51 250 507 à 523 (moyenne 514)
Santé et services sociaux 3 11 500 475 à la dernière ronde
Candidats des provinces 13 7 961 697 à 805

Source : rondes d’invitations publiées par IRCC, compilation Maplr au 4 septembre 2026. Les rondes en cours sont sur la page des rondes d’invitations, et les catégories sur la page de la sélection axée sur les catégories.

Pour être admissible à cette catégorie, il faut un niveau 7 des NCLC dans les quatre compétences — écouter, parler, lire, écrire — à un test de français reconnu. Rien de plus. Pas de profession imposée, pas d’expérience canadienne exigée. Tu dois évidemment rester admissible à l’un des trois programmes pour être dans le bassin, mais la catégorie elle-même n’ajoute aucune condition de métier.

Un détail qui compte pour nos profils TI : aucune ronde de la catégorie STIM n’a eu lieu en 2026, sur 53 rondes tenues. La catégorie existe toujours, mais elle n’a pas servi cette année. Si tu es développeur·euse et que tu attendais « la ronde tech », la vraie porte ouverte en 2026 n’est pas ton code : c’est ta langue maternelle. On détaille l’état du marché et des programmes dans notre panorama de l’immigration au Canada pour les profils TI.

💡 Conseil Maplr : beaucoup de francophones passent le test en anglais parce qu’ils se disent que c’est ça qu’on attend d’eux au Canada. Passe les deux si tu peux, mais passe le français en premier — c’est lui qui te donne accès à la catégorie francophone et des points de seconde langue officielle. Les tests acceptés sont le TEF Canada et le TCF Canada, et on t’aide à choisir lequel viser.

Où en es-tu aujourd’hui ? Fais le calcul

La note se calcule sur 1 200 points, et la plupart des gens la sous-estiment — les francophones les premiers, parce que personne ne leur a dit que leur langue valait un bonus. Renseigne ta situation : tu verras ta note, où elle te place par rapport aux rondes réellement tenues en 2026, et les leviers qui te restent.

Calculette Maplr

Estime ta note du Système de classement global

Entrée express se joue sur 1 200 points. Renseigne ta situation : tu verras ta note, où elle te situe par rapport aux rondes réelles de 2026, et ce qui peut encore la faire monter.

Ton profil
Le maximum va de 20 à 29 ans, puis ça descend chaque année.
Travail qualifié, dans les 10 dernières années
Attention : un cursus licence + master compte comme « deux diplômes ou plus » et vaut davantage qu'un master seul.
Travail qualifié hors du Canada, dans les 10 dernières années
Tes langues
TEF ou TCF Canada. Prends ton résultat le plus faible des quatre compétences : c'est lui qui commande le bonus francophone.
IELTS General ou CELPIP. Même règle : ton résultat le plus faible des quatre.
Tes points supplémentaires
Frère ou sœur de 18 ans et plus, vivant au Canada. Les cousins ne comptent pas.
600 points d'un coup. Le Québec ne participe pas à ce programme.
Ta note aujourd'hui 0
0francophone 382-420CEC 507-5231 200
Si tu actionnes tout ce qui suit 0

Ce qui ferait monter ta note

    Les seuils bougent à chaque ronde. En 2026, les dix rondes de la catégorie francophone ont invité entre 382 et 420 points, et les quinze rondes de la catégorie de l'expérience canadienne entre 507 et 523. Ce sont des repères observés, pas des barres fixes.

    Prochaines étapes concrètes :

    Et si ton projet, c’est le Québec ?

    C’est la question qu’on reçoit le plus, et la réponse surprend souvent : Entrée express ne sélectionne pas pour le Québec.

    Le Québec a une entente particulière avec Ottawa. Il choisit lui-même ses immigrant·es économiques, avec ses propres critères. Le parcours est donc en deux temps : le Québec te sélectionne d’abord et te délivre un CSQ, puis tu déposes ta demande de résidence permanente auprès du fédéral — en dehors du bassin Entrée express.

    Ce n’est pas une mauvaise nouvelle, c’est juste une autre porte. Et elle est largement plus accessible pour un profil francophone : le Québec sélectionne via le PSTQ, son programme de sélection des travailleurs qualifiés, où le français pèse jusqu’à 180 points sur la grille et où l’expérience de travail au Québec fait basculer un dossier. Le parcours complet, étape par étape, est détaillé dans notre guide de la résidence permanente au Québec.

    Moi-même, je ne suis jamais passée par Entrée express. Je suis arrivée à Montréal en 2020 avec un PVT, j’ai enchaîné sur un permis de travail ouvert, puis la résidence permanente par la voie québécoise, puis la citoyenneté. Six ans et sept déménagements plus tard, je peux te dire une chose : le programme importe moins que l’ordre dans lequel tu fais les démarches.

    Donc la vraie question n’est pas « Entrée express ou PSTQ ». C’est : où veux-tu vivre ? Montréal, Québec, Sherbrooke → Arrima et le PSTQ. Toronto, Ottawa, Calgary, Vancouver, Moncton → Entrée express. Et si tu hésites encore, c’est normal, on en parle.

    Tu es encore à l’étranger ? Voilà par où ça commence

    Tu es très loin d’être seul·e dans ce cas. Sur les 6 979 personnes qui nous ont déclaré leur situation en s’inscrivant chez Maplr, 3 051 — soit 44 % — n’ont ni visa ni permis canadien. C’est de loin le profil le plus courant de notre communauté.

    Depuis l’étranger, ta porte fédérale, c’est le programme des travailleurs qualifiés (fédéral). Quatre chantiers à mener, dans cet ordre :

    1. Le test de langue. TEF Canada ou TCF Canada pour le français, IELTS General ou CELPIP pour l’anglais. Vise le niveau 7 des NCLC partout — c’est le seuil d’admissibilité et celui de la catégorie francophone.
    2. L’évaluation des diplômes d’études (EDE, ou ECA). Une organisation désignée traduit ton diplôme en équivalent canadien. Compte quelques semaines et quelques centaines de dollars.
    3. Les fonds d’établissement. Il faut prouver que tu peux t’installer : 15 263 $ CA pour une personne seule, 19 001 $ pour deux, 23 360 $ pour trois, 28 362 $ pour quatre. Montants mis à jour le 7 juillet 2025 par IRCC et révisés chaque année.
    4. Le profil. Gratuit, en ligne, valide 12 mois. Tant que tu n’es pas invité·e, tu ne paies rien.

    💡 Astuce Maplr : la preuve de fonds saute complètement si tu obtiens une offre d’emploi valide avec une autorisation de travail. C’est l’une des raisons pour lesquelles on conseille souvent de travailler d’abord son employabilité canadienne — CV au format d’ici, entrevue technique, réseau — avant de s’épuiser sur les formulaires.

    Tu travailles déjà au Canada ? Douze mois changent la donne

    Dans notre communauté, 851 personnes sont déjà ici avec un permis : 608 en PVT, 134 avec un permis de travail ouvert, 109 avec un permis fermé. Si c’est ton cas, tu es à un an de la voie la plus directe du système.

    Au bout de douze mois d’expérience de travail qualifié au Canada, tu deviens admissible à la catégorie de l’expérience canadienne. Ce qui change à ce moment-là :

    • Plus de preuve de fonds à fournir.
    • Plus de diplôme exigé.
    • Ton expérience canadienne rapporte des points au SCG, en plus de t’ouvrir le programme.
    • Et si tu as aussi le niveau 7 en français, tu restes admissible à la catégorie francophone — donc tu joues sur les deux tableaux, à 507 points d’un côté et 382 de l’autre.

    C’est exactement le même effet de seuil qu’on observe au Québec avec le PSTQ, où les personnes qu’on accompagne déposent presque toujours après un an sur place. Un an de travail ici, ce n’est pas une année perdue : c’est l’année qui rend le dossier solide.

    Combien ça coûte, et en combien de temps ?

    Les frais fédéraux ont augmenté le 30 avril 2026. Voici ce qui s’applique aujourd’hui à une demande de résidence permanente par Entrée express :

    Poste Montant
    Traitement — demandeur·euse principal·e 990 $ CA
    Traitement — époux ou conjoint·e de fait 990 $ CA
    Traitement — par enfant à charge 270 $ CA
    Droit de résidence permanente (FDRP) 600 $ CA par adulte
    Biométrie 85 $ CA par personne, 170 $ maximum par famille

    Pour une personne seule, on est donc autour de 1 675 $ CA de frais gouvernementaux. Pour un couple avec un enfant, autour de 3 620 $ CA. À ça s’ajoutent l’examen médical, les certificats de police, le test de langue et l’évaluation des diplômes — compte quelques centaines de dollars de plus par personne. Le détail officiel est sur la page des frais d’IRCC, et c’est la référence qui fait foi.

    Côté délais, IRCC publie ses temps de traitement en direct et ils bougent d’un mois à l’autre : va lire le chiffre du jour sur l’outil des délais de traitement plutôt que de te fier à un blogue — le nôtre compris.

    Cinq choses qu’on aurait aimé savoir plus tôt 💡

    1. Créer un profil ne coûte rien et n’engage à rien. Beaucoup attendent d’avoir « le dossier parfait » avant d’entrer dans le bassin. Entre d’abord, améliore ta note ensuite : tu peux modifier ton profil à tout moment.
    2. Le test de langue est le levier le moins cher. Quelques centaines de dollars et deux semaines de préparation peuvent valoir plus de points qu’une année d’expérience supplémentaire.
    3. La note qui compte n’est pas le maximum théorique, c’est le seuil réellement invité dans ta catégorie. À 400 points, on t’aurait dit « c’est faible » il y a trois ans. En 2026, dans la catégorie francophone, tu serais passé·e neuf fois sur dix.
    4. Une demande faite pour le Québec ne se fait pas par Entrée express. On voit encore des gens remplir un profil fédéral en visant Montréal. Ce n’est pas grave, mais c’est du temps perdu si la destination est déjà décidée.
    5. L’invitation n’est pas la fin, c’est le début du sprint. Soixante jours pour un dossier complet, ça se prépare des mois à l’avance.

    Tu ne sais pas où tu en es ? Tu es loin d’être seul·e

    Quand on demande leur statut aux personnes qui s’inscrivent chez Maplr, 1 844 d’entre elles — 26 % — répondent « Aucune idée, aidez-moi ! ». Une personne sur quatre. Franchement, c’est normal de s’y perdre : entre le fédéral, le Québec, les catégories, les seuils qui bougent et les forums qui se contredisent, personne ne naît en sachant lire ça.

    Ce que Maplr peut faire pour toi

    Maplr accompagne des talents TI francophones vers le Canada depuis 2019. Plus de 250 personnes installées, seules ou en famille, et près de 7 000 inscrit·es dans la communauté.

    Concrètement, on t’aide à :

    • Situer ton dossier : quelle voie correspond à ta destination, ton statut et ton métier — fédérale ou québécoise.
    • Préparer ton employabilité canadienne : CV au format d’ici, entrevue technique, salaires réels du marché montréalais.
    • Te connecter aux entreprises qui recrutent, parce qu’une offre d’emploi validée change à la fois ta note et ta vie quotidienne.
    • Éviter les erreurs qui coûtent des mois : le document manquant, le test passé dans la mauvaise langue, la démarche entamée trop tôt.

    Et c’est gratuit pour les candidat·es. Inscris-toi à la communauté Maplr et on regarde ton dossier ensemble.

    Rejoindre Maplr, c’est gratuit  →

    Ton projet, c’est le Québec ? Lire le guide du PSTQ  →

    🍁Vue d’ensemble

    Québec ou reste du Canada : les quatre portes

    Entrée express ne sélectionne pas pour le Québec, qui a ses propres programmes. Notre vue d’ensemble compare les quatre voies — fédérales et québécoises — et dit laquelle est ouverte pour toi aujourd’hui.

    Voir la vue d’ensemble→

    Questions fréquentes

    Entrée express, c'est un programme d'immigration ?

    Non, c’est un système de gestion des demandes. Il fait tourner trois programmes fédéraux : les travailleurs qualifiés (fédéral), la catégorie de l’expérience canadienne et les métiers spécialisés. Tu dois être admissible à l’un des trois pour entrer dans le bassin, et c’est ce programme-là qui fixe tes conditions minimales.

    Combien de points faut-il pour être invité·e en 2026 ?

    Ça dépend entièrement de la catégorie. Dans les dix rondes francophones de 2026, la note la plus basse invitée allait de 382 à 420 points, pour une moyenne de 401. Dans les quinze rondes de la catégorie de l’expérience canadienne, elle allait de 507 à 523. Il n’existe donc pas de « note minimale » unique : il existe un seuil par catégorie, et il bouge à chaque ronde.

    Est-ce que je peux immigrer au Québec avec Entrée express ?

    Non. Le Québec sélectionne lui-même ses immigrant·es économiques en vertu d’une entente avec Ottawa. Si tu vises Montréal ou une autre ville québécoise, ta voie passe par Arrima et le PSTQ : le Québec te délivre un CSQ, puis tu déposes ta demande de résidence permanente au fédéral, en dehors d’Entrée express.

    Quel niveau de français faut-il pour la catégorie francophone ?

    Le niveau 7 des Niveaux de compétence linguistique canadiens dans les quatre compétences : écouter, parler, lire et écrire. Le résultat doit venir d’un test reconnu — TEF Canada ou TCF Canada. Aucune profession ni expérience canadienne n’est exigée par la catégorie elle-même.

    Créer un profil Entrée express, ça coûte quelque chose ?

    Non, le profil est gratuit et reste valide 12 mois. Les frais arrivent seulement après une invitation : 990 $ CA de traitement pour le demandeur ou la demandeuse principal·e, 990 $ pour l’époux ou la conjointe, 270 $ par enfant, plus 600 $ de droit de résidence permanente par adulte et 85 $ de biométrie par personne.

    Est-ce qu'il faut une offre d'emploi pour être invité·e ?

    Non, ce n’est obligatoire que pour le programme des métiers spécialisés. Et attention à une idée reçue tenace : depuis le 25 mars 2025, une offre d’emploi ne rapporte plus aucun point au SCG — les 50 et 200 points d’autrefois ont été supprimés. Elle reste précieuse pour autre chose : une offre valide accompagnée d’une autorisation de travail te dispense de prouver tes fonds d’établissement, et elle te fait entrer sur le marché d’ici.

    Combien d'argent faut-il montrer pour s'établir ?

    15 263 $ CA pour une personne seule, 19 001 $ pour deux personnes, 23 360 $ pour trois et 28 362 $ pour quatre, selon le tableau mis à jour le 7 juillet 2025. Les personnes qui passent par la catégorie de l’expérience canadienne, ou qui ont une offre d’emploi valide avec une autorisation de travail, en sont dispensées.

    Il existe une catégorie pour les métiers de la tech ?

    La catégorie STIM — sciences, technologie, ingénierie et mathématiques — figure toujours parmi les catégories d’IRCC, mais aucune ronde STIM n’a été tenue en 2026 sur les 53 rondes de l’année. En pratique, pour un profil TI francophone, la catégorie de la compétence linguistique en français est aujourd’hui la voie la plus ouverte.

    Marion Felix, cofondatrice de Maplr

    Marion Felix · Cofondatrice de Maplr

    Développeuse Java devenue entrepreneure. Arrivée à Montréal en 2020 : PVT, permis de travail ouvert, résidence permanente, citoyenneté. Les règles d’immigration changent vite — les chiffres de cette page sont ceux du 13 septembre 2026, et chaque source officielle est liée dans le texte.

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