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L’expatriation n’est pas chose aisée pour tout le monde. Il faut s’organiser en amont, faire toutes les démarches nécessaires, ne rien oublier dans sa valise… Mais parfois, il y a des imprévus qui nous obligent à devoir gérer une situation qui nous est totalement inconnue. C’est ce qu’il est arrivé avec la pandémie du Covid pour des millions de personnes, notamment nos expatriés Maplr, qui nous racontent comment ils ont vécu leurs arrivées au Canada en cette période si particulière. Vous verrez que malgré la situation compliquée et inédite ils ne regrettent pas leur choix !

Expatriation au Canada en temps de COVID : Témoignage de Julien & Marine, arrivés le 13 août 2020

Notre départ était prévu initialement le 30 mai, cependant la covid nous a obligé à repousser plusieurs fois cette date puisqu’il y a eu de grosses incertitudes concernant le départ (vols annulés, restrictions de voyage…). Ma lettre d’introduction (je suis titulaire d’un PVT) arrivant à expiration, il a fallu en demander la prolongation puis nous avons finalement décidé fin juillet de fixer le départ au 13 août (j’avais déjà une offre d’emploi de Maplr, nécessaire pour arriver sur le territoire en cette période de COVID) ce qui nous a laissé peu de temps pour les derniers préparatifs et les au revoirs.

Le rendez-vous de ma conjointe Marine pour fournir ses données biométriques (dans le cadre du PVT) devait avoir lieu juste avant le confinement et les centres de collecte étant fermés nous ne pouvions pas respecter notre plan initial : celui d’arriver avec nos 2 lettres d’introductions et PVT distincts. Nous avons donc dû nous adapter et sommes restés plusieurs mois dans l’incertitude. Nous avons finalement demandé une lettre d’exemption des restrictions de voyage à l’IRCC (l’Immigration Canadienne) pour que Marine puisse m’accompagner grâce au statut de conjoint de fait via le rapprochement familial en attendant que Marine puisse recevoir son PVT.

Pour nous préparer à notre expatriation et à toutes les éventualités nous nous sommes beaucoup renseignés sur le site de l’immigration ainsi qu’auprès de retours d’expériences des Maplrs. Nous voilà enfin sur le départ ! Le jour du départ, tout s’est passé sans ennui à l’aéroport à Marseille même si la prise de température et contrôle des papiers ont été un peu stressants. On avait tellement envie de partir qu’on ne voulait pas de mauvaise surprise. Nous voyagions avec notre chat Floki qui était un peu fatigué à la fin du voyage mais le vol s’est en général très bien passé. 

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Votre passage à l’immigration

Arrivé sur le sol Canadien, c’est ici que ça se gâte un peu pour nous. Après pas mal d’attente et le stress du passage de l’immigration (notamment avec la Covid et le besoin de faire valider le statut de conjoint de fait de Marine), nous ne sommes pas tombés sur l’agent d’immigration le plus ouvert et compréhensif. Nous nous sommes fait un peu malmener pendant 45 minutes puisque selon l’agent notre présence sur le territoire n’était pas nécessaire, surtout celle de Marine (en tant que conjointe et non travailleuse). Après beaucoup de discussion et de tentatives pour démontrer la légitimité de notre demande ainsi que notre bonne foi, mon PVT a finalement été activé et Marine a pu obtenir le statut de touriste pour 6 mois. Nous sommes restés près de 2h à l’immigration, ce qui a été assez éprouvant mais les mauvaises expériences restent rares (mais possibles). Il ne faut vraiment pas paniquer, et ne pas prendre les choses personnellement, les agents d’immigration ont l’obligation de filtrer qui rentre ou non sur le territoire. Alors oui, on a l’impression d’être dans Koh Lanta sur le moment et de jouer sa place dans l’aventure, mais on oublie cette épreuve une fois qu’on a pu goûter à la vie Canadienne !

Vos premiers jours au Canada

Concernant nos premiers jours sur place, nous étions bien préparés grâce aux différents retours que nous avions eu (et à la communauté Maplr !). Nous avions réservé un AirBnB avec climatisation (important en août), et nous avions prévu tout ce qu’il fallait pour pouvoir manger sans sortir de chez nous (un confinement de 14 jours est obligatoire à l’arrivée au Canada). C’était aussi le bon moment pour tester en livraison les bonnes adresses du quartier ! Un confinement à l’arrivée n’est pas évident, on a envie de commencer sa nouvelle vie, de découvrir ce dont on a entendu parler pendant des mois ou des années. Pour les adeptes de jeux vidéos, ça vous permettra de vous évader/d’avoir un contact social, sinon Netflix, Prime Vidéo ou Disney+ sont vos meilleurs alliés !

Intégration au travail

Pour ce qui est de mon intégration au travail, tout s’est fait de manière virtuelle pour moi : les entretiens, l’onboarding, les réunions et même les 5 à 7 ! Dans le milieu des TI, le télétravail est relativement facile à mettre en place et les Canadiens l’ont bien compris. L’organisation est vraiment au point et bien que la pause café avec les collègues manque un peu on trouve d’autres moyens pour faire connaissance !

Ce qui a été le plus difficile pour nous a été le passage à l’immigration qui a vraiment été angoissant sur le moment. La quatorzaine qui s’en est suivie a été un peu marquée par cette mauvaise expérience puisqu’on a tendance à se concentrer sur le négatif de l’arrivée. Ce projet d’expatriation que nous préparions avec des étoiles dans les yeux depuis plus de 2 ans maintenant ne s’est pas forcément déroulé aussi simplement que l’on aurait voulu mais aujourd’hui nous sommes heureux et fiers d’avoir pris le risque de nous lancer dans cette belle aventure. Les obstacles que nous avons dû surmonter pour réaliser notre rêve en valaient la peine !

Conseil pour une expatriation en temps de COVID réussie :

Lors du passage à l’immigration gardez absolument votre calme et ne pas laisser vos émotions transparaître. Il se peut que l’agent cherche à vous déstabiliser, le but est de lui montrer que votre projet est sérieux. N’hésitez surtout pas à imprimer un maximum de preuves (documentation et textes officiels) pour appuyer votre demande auprès de l’agent d’immigration. Rapprochez-vous des personnes qui ont vécu ce que vous allez vivre pour poser vos questions et bien vous préparer. Enfin, profitez du confinement pour prévoir ce que vous voulez voir à la sortie. C’est important de se projeter et de se concentrer sur le positif pour que ça passe plus vite ! 

Julien & Marine

 

Expatriation au Canada en temps de COVID : Témoignage de Raphaël, arrivé le 1er août 2020

Mon départ était initialement prévu le 5 mai. La pandémie a surtout décalé mon départ mais n’a pas tout bouleversé, fort heureusement ! L’organisation de mon départ se concentrait plutôt sur la vente de mes meubles en France, trouver un Airbnb pour mon arrivée, rassembler tous les documents dont j’aurais besoin ( en version papier et numérique) et voir ma famille et mes amis. 

Le jour-j, à l’aéroport de départ, on m’a demandé mes documents (PVT, Lettre d’embauche) au dépôt des valises afin de valider la raison de mon départ. Après une double prise de température, me voilà installé dans un avion quasiment vide au départ de Nantes avec AirTransat. J’ai eu la chance d’avoir toute la rangée pour moi !

Arrivé à l’immigration, j’ai dû attendre 2h d’attente avant que ça soit mon tour. C’était un peu stressant car on voit et entend des discussions un peu tendus entre les agents et les arrivants et on se dit : “je ne veux pas tomber sur lui ou elle !”. Quand c’est arrivé à mon tour, l’agent m’a demandé ma lettre d’introduction, ma promesse d’embauche et mon assurance santé. Il ne m’a posé aucune question sur mon plan de confinement et m’a juste demandé comment j’avais trouvé ce travail (Merci Maplr ;))

Arrivé à mon Airbnb, j’avais demandé à mon propriétaire s’il pouvait réceptionner une commande de courses la veille de mon arrivée (il habitait juste au-dessus de mon appartement), ce qu’il a gentiment accepté. J’avais choisi un logement avec de très bonnes notes pour minimiser les risques d’inconfort puisque je ne pouvais pas le quitter pendant 14 jours. Finalement, j’ai été très content de mon choix. 

J’ai commencé mon travail à distance dès la 2e semaine de confinement. L’entreprise m’a livré le matériel nécessaire pour commencer et j’ai pu faire l’onboarding. Tout s’est super bien passé et j’ai été très bien accueilli. J’avais également pris rendez-vous avec la banque et un bureau administratif pour le NAS (numéro d’assurance sociale) pour la sortie de confinement, puisque ce sont des démarches importantes à faire. Enfin, suivant les conseils de Marion de Maplr j’ai regardé les annonces de logement et une annonce m’a attiré l’oeil ! Ne pouvant pas le visiter à cause de la quatorzaine, Marion s’est très gentiment proposé pour me faire une visite virtuelle, je l’ai finalement pris. C’était donc départ parfait !

Depuis, tout s’est vraiment bien passé jusqu’au retour des restrictions du 29 septembre dernier, qui a vraiment mis un gros stop dans mon intégration à Montréal, surtout quand on arrive seul. Mais il faut relativiser, ça aide à rester positif : mon expatriation a été très facile et je n’ai rencontré aucune véritable difficulté.  

Conseil pour une expatriation en temps de COVID réussie :

Gardez votre carte bancaire et votre forfait téléphonique français au début, surtout le temps de votre quatorzaine. Et n’hésitez pas à demander à votre employeur s’il peut vous livrer aussi tout le matériel de bureau. Pas seulement le PC portable, mais aussi l’écran, le clavier ou encore chaise de bureau, mon entreprise me l’a proposé et cela a facilité mes débuts “au travail”.

Raphaël

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Expatriation au Canada en temps de COVID : Témoignage de Aurélien, Chloé et Louis arrivés le 4 juillet 2020

Notre arrivée était prévue initialement le 16 juin qui a été finalement repoussée 4 juillet, puisqu’on avait choisi de décaler notre départ pour nous permettre de finaliser notre départ sans stress. Ce décalage nous a permis d’arriver directement dans notre logement final sans avoir à passer par un Airbnb.

Concernant notre fils, Louis âgé de 10 mois, nous avons dû rechercher une garderie à distance notamment en les appelant depuis la France. Enfin, nous avons aussi trouvé notre appartement grâce à une visite virtuelle suite à une annonce Facebook. Le jour du départ, on nous a pris notre température avant le vol, et nous avons dû garder notre masque durant tout le voyage. Arrivée à l’immigration, l’attente était assez longue, notamment avec un bébé et 7h de vol dans les jambes. 

Notre passage à l’immigration reflète seulement notre cas. Pour contextualiser, nos démarches (un permis de travail temporaire pour Chloé en tant que médecin et un permis de travail ouvert lié au permis de Chloé pour moi-même en tant que développeur), ont été faites en ligne durant la période de la Covid et de confinement en France et au Canada. Il était donc impossible d’effectuer nos prises de données biométriques dans l’un des deux centres en France comme cela doit  être le cas normalement. Néanmoins nous avons reçu en plus de nos deux lettres d’introduction, une lettre de remboursement de nos frais biométriques en nous indiquant devoir les réaliser directement au point d’entrée comme cela pouvait se faire avant la période de pandémie. Une fois pris en charge, l’agent d’immigration nous a demandé nos documents que nous lui avons donc remis : nos lettres d’introduction, le contrat de travail de Chloé et nos lettres pour la prise de données biométriques. L’agent semblait  surpris en voyant les deux lettres pour les données biométriques et nous a juste averti qu’il allait falloir les payer. Concernant notre fils, il a une fiche visiteur rattachée au permis de Chloé et de la même durée que son permis, la bonne surprise est venue lorsque l’agent nous a dit que la fiche était gratuite (chose que l’on ne pensait pas suite à nos différentes recherches car annoncée chargée autour des 100 CAD). Notre passage auprès de l’immigration s’est plutôt bien passé, l’agent s’est même permis une petite blague en m’indiquant que je n’avais pas le droit de travailler avec des enfants (puisque je n’ai pas le permis pour), je lui ai dit que ce n’était pas prévu puisque je suis développeur et il m’a dit : “je te comprends” le tout avec un grand sourire.  

Une fois l’immigration passée, nous avons pu récupérer toutes nos valises (5 grosses valises + 2 valise cabine + sacs à dos + poussette…) et partir en direction de notre logement en taxi Van. Les propriétaires habitant en dessous de chez nous, ils avaient eu la gentillesse de réceptionner nos courses et de tout ranger dans l’appartement. Nous avons fait le choix de prendre un appartement meublé, ce qui nous a permis de pouvoir seulement poser nos bagages dans ce logement. Nous avons dû tout de même acheter un lit à barreaux et une table à langer pour Louis. Le prix de l’appartement est donc plus haut qu’à la normale mais nous n’avons pas eu besoin de dépenser beaucoup d’argent pour l’aménagement. Concernant les livraisons et la quatorzaine, pas de panique il y a beaucoup de services disponibles à Montréal ! Enfin, une fois toutes nos démarches effectuées (NAS, Hydro, Banque…) nous avons trouvé de quoi nous occuper : Netflix a été notre plus grand ami 🙂 

Le plus difficile pour nous a été de trouver nos nouveaux repères au quotidien pour les courses, les magasins, etc. On pensait s’adapter facilement  à la nourriture d’ici, mais beaucoup de produits sont transformés, sucrés et gras. On continue alors à manger “à l’européenne”, même si c’est forcément plus cher et un peu moins simple à trouver parfois (on cherche encore des lardons ! 😉 )

Conseil pour une expatriation en temps de COVID réussie :

Si c’était à refaire, on le referait sans hésiter ! Mais si on devait donner des conseils à des futurs expatriés ce serait de profiter de ses amis et sa famille, car on ne sait pas quand on pourra les revoir. Et puis, n’hésitez pas à prendre un stock de médicaments, faire un check-up médical car ici c’est pas simple pour trouver un médecin.

Aurélien & Chloé

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