Mis à jour le 15 septembre 2026
Quand on cherche les avantages et les inconvénients de vivre au Canada, on tombe toujours sur la même liste : l’hiver, la distance, les grands espaces, la gentillesse des gens. C’est vrai, et c’est incomplet.
Alors on a regardé nos propres données. 970 personnes inscrites chez Maplr nous ont écrit ce qui les inquiétait avant de partir. Et le résultat ne ressemble pas du tout à ce que racontent les articles de blogue : l’hiver n’arrive qu’en septième position, avec 64 réponses sur 970. Ce qui angoisse vraiment les gens, c’est de trouver un emploi — 502 réponses, plus d’une sur deux.
Cet article part donc de là : ce qu’on croit avant de partir, et ce qu’on vit une fois sur place. Avec des chiffres officiels quand ils existent, nos données quand elles apportent quelque chose, et à chaque fois ce que tu peux en faire concrètement.
Ce qui inquiète vraiment les gens qui partent, et ce n’est pas l’hiver
Voici le classement complet, sur les 970 personnes qui nous ont dit ce qui les préoccupait. Une même réponse peut relever de plusieurs thèmes, donc les parts ne s’additionnent pas à 100 %.
- Trouver un emploi — 502 réponses, 52 %
- Les démarches d’immigration — 304 réponses, 31 %
- M’intégrer, me faire des amis — 206 réponses, 21 %
- Le coût de la vie — 185 réponses, 19 %
- Me loger — 164 réponses, 17 %
- Partir en famille — 111 réponses, 11 %
- L’hiver — 64 réponses, 7 %
- La santé — 63 réponses, 6 %
- La langue — 23 réponses, 2 %
Regarde la dernière ligne. La langue, qui occupe la moitié des discussions sur les forums d’expatriation, inquiète 23 personnes sur 970. Et l’hiver, star absolue de tous les articles sur le Canada, arrive derrière le logement et le budget.
Ça ne veut pas dire que l’hiver est agréable en février. Ça veut dire que les gens qui préparent réellement un départ ont d’autres priorités — et que ces priorités-là, on peut les traiter une par une.
🍁Outil Maplr
Ta préoccupation n°1, et ce qu'elle vaut vraiment
970 personnes nous ont dit ce qui les inquiétait avant de partir. Choisis ce qui te préoccupe le plus : on te dit combien de gens pensent comme toi, ce que la réalité dit, et quoi faire concrètement.
Ce qui t'inquiète le plus
Base : 970 personnes inscrites chez Maplr ayant renseigné leurs préoccupations principales, analysées par mots-clés au 15 septembre 2026. Une même réponse peut relever de plusieurs thèmes, donc les parts ne s'additionnent pas à 100 %.
Les inconvénients de vivre au Canada, un par un
On les nomme franchement, on les chiffre quand c’est possible, et on dit à chaque fois ce qui les rend gérables. Un inconvénient qu’on a vu venir n’est plus vraiment un inconvénient.
Trouver un emploi ne se fait pas depuis son canapé 💼
C’est la première inquiétude, et elle est fondée : le marché TI québécois recrute, mais il recrute des profils qu’il reconnaît. Un CV au format français, avec photo, date de naissance et une liste de responsabilités, passe mal ici. Ce qu’on regarde, ce sont tes réalisations, ta stack et ce que tu as mis en production.
L’autre difficulté, c’est le décalage : postuler depuis l’étranger sans statut, c’est demander à une entreprise de faire un pari. Les employeurs qui recrutent à l’international existent — c’est notre métier de les connaître — mais ils sont une minorité, et ils ne se trouvent pas sur les sites d’emploi généralistes.
💡Conseil Maplr
Ne construis pas ton projet dans l’ordre administratif. Parle d’abord à un employeur, puis monte le dossier d’immigration qui correspond. Une conversation de vingt minutes te dira si ton profil passe ici — et si la réponse est « pas encore », tu sauras exactement quoi travailler. Notre guide du CV canadien règle la première moitié du problème.
Se loger coûte plus cher qu’avant 🏠
Le Montréal bon marché dont parlaient les guides d’il y a dix ans n’existe plus. Selon le Rapport sur le marché locatif 2025 de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (en anglais), le loyer moyen d’un logement de deux chambres dans la région de Montréal s’établit à 1 346 $, pour un taux d’inoccupation de 2,9 %. Un marché tendu, donc, où il faut être réactif.
La bonne nouvelle relative : rapporté aux salaires TI d’ici, ce loyer reste très en dessous de ce que coûte l’équivalent à Toronto, à Vancouver ou à Paris. Et une particularité locale joue en ta faveur — au Québec, la grande vague de déménagements a lieu le 1er juillet : l’offre est alors beaucoup plus large qu’au reste de l’année.
Le vrai piège est ailleurs : signer un bail d’un an depuis l’étranger, sur des photos, dans un quartier qu’on n’a jamais vu. Prends un meublé pour le premier mois, visite, puis engage-toi.
Deux semaines de vacances la première année 🌴
Celui-là fait mal quand on vient de France. La Loi sur les normes du travail prévoit deux semaines de vacances après un an de service continu, avec une indemnité de 4 % du salaire brut, et trois semaines après trois ans, à 6 %. S’y ajoutent huit jours fériés payés par année. On est loin des cinq semaines françaises.
Ce sont des minimums légaux, pas des plafonds : en TI, les conditions offertes se négocient, et c’est un point qui se discute au moment de l’offre au même titre que le salaire. Pose la question avant de signer, pas après.
Le médecin de famille demande de la patience 🩺
Les soins sont couverts par le régime public une fois que tu es inscrit·e à la Régie de l’assurance maladie du Québec, et tu ne reçois pas de facture en sortant d’une consultation. Deux réserves honnêtes : il existe un délai de carence pouvant aller jusqu’à trois mois avant le début de la couverture, et obtenir un médecin de famille passe par une liste d’attente, le Guichet d’accès à un médecin de famille.
💡Astuce Maplr
Si tu viens de France, tu peux sauter le délai de carence. Une entente de sécurité sociale lie le Québec à onze pays, dont la France, et te couvre dès l’arrivée sur présentation d’un certificat de couverture délivré par ton organisme d’origine. Demande-le avant de partir : c’est beaucoup plus simple à obtenir depuis chez toi que depuis Montréal.
L’éloignement, et les anniversaires qu’on rate ❤️
Sept heures d’avion, six heures de décalage. Concrètement : tu appelles tes parents le matin de leur après-midi, tu rates des mariages, et tu apprends les mauvaises nouvelles avec un jour de retard. C’est l’inconvénient dont personne ne parle avant de partir et dont tout le monde parle après.
Ça ne se résout pas, ça s’organise. Un rituel d’appel hebdomadaire tient mieux qu’une bonne intention. Et le Québec a un avantage réel ici : les vols vers l’Europe sont fréquents et, hors haute saison, abordables — beaucoup de gens rentrent une à deux fois par an.
L’hiver : le seul inconvénient dont tout le monde parle ❄️
On y arrive, en septième position. L’hiver québécois est long — de décembre à mars, parfois avril — et il est froid. Mais il est sec et ensoleillé, ce qui n’a rien à voir avec l’humidité d’un hiver européen, les bâtiments sont chauffés sérieusement, et la ville continue de fonctionner : le déneigement est une institution, les transports roulent, personne ne s’arrête de vivre.
Ce qui fait la différence, ce n’est pas la température, c’est l’équipement et l’attitude. Achète ton manteau ici plutôt qu’en Europe, et essaie au moins une activité d’hiver dès la première année — patin, raquette, ski de fond. On a rassemblé le reste dans nos conseils pour survivre à l’hiver au Québec.
Les avantages, tels que les gens les nomment eux-mêmes
Pour les avantages, on n’a pas fait une liste : on a compté. 5 346 personnes nous ont écrit pourquoi elles voulaient partir au Canada, en texte libre, entre 2018 et 2026. Voici ce qui revient, par ordre de fréquence.
L’opportunité professionnelle — 1 766 réponses, 33 % 🚀
Un tiers du corpus. Ce n’est pas seulement « trouver un travail » : c’est accéder à des projets plus gros, à des équipes plus horizontales, à une culture où changer de mandat tous les deux ou trois ans est normal plutôt que suspect. Le marché montréalais concentre l’intelligence artificielle, le jeu vidéo, l’aérospatiale et la finance, et il recrute en continu.
Ce qui frappe les gens à l’arrivée, c’est le rapport au travail : on te tutoie, on t’appelle par ton prénom, ton avis compte dès la première semaine, et personne ne t’envoie de courriel à 22 h. Les décisions se prennent vite, et l’erreur n’est pas un procès.
La qualité de vie — 1 368 réponses, 26 % 👌
Deuxième thème le plus cité. Concrètement : des journées de travail qui finissent à 17 h, des congés qu’on prend vraiment, des trajets domicile-travail qui se comptent en minutes plutôt qu’en heures, et un logement plus grand pour le même budget qu’en Île-de-France. La conciliation travail-famille n’est pas un slogan d’entreprise ici, c’est une norme sociale.
Un pays stable, et une société ouverte — 995 et 796 réponses 🤝
Près d’un cinquième du corpus mentionne la stabilité du pays et la solidité de son économie. Un autre sixième parle d’ouverture d’esprit, de mentalité, de diversité. À Montréal, être venu d’ailleurs est la situation la plus banale qui soit : personne ne te demandera de justifier ton accent, et ton prénom ne bloquera pas une candidature.
C’est aussi vrai au quotidien, dans quelque chose de plus léger : la politesse québécoise est réelle. On dit bonjour au chauffeur d’autobus, on s’excuse quand on se fait bousculer, et on fait la file sans que personne n’ait besoin d’y penser.
La nature, à trente minutes de la ville — 673 réponses 🏔️
Treize pour cent des réponses parlent de nature et de grands espaces. Ce n’est pas une carte postale : depuis Montréal, tu es en une heure dans les Laurentides, en deux heures dans les Cantons-de-l’Est, en trois heures à Québec. Randonnée, canot, ski, cabane à sucre au printemps — ça se fait en week-end, sans organiser une expédition.
Et le salaire dans tout ça ? 67 réponses sur 5 346 💸
Voilà le chiffre le plus contre-intuitif de toutes nos données. Une personne sur quatre-vingts mentionne le salaire, la rémunération ou le pouvoir d’achat parmi ses raisons de venir. Tout le marketing de l’expatriation tech parle d’argent ; les gens qui nous écrivent, eux, parlent de vie.
Ça ne veut pas dire que les salaires TI sont mauvais — ils sont bons, et notre simulateur de salaire te donnera un chiffre net à partir des rémunérations réellement observées chez nos clients. Ça veut dire que ce n’est pas ce qui décide les gens. Et si tu veux creuser le budget avant de bouger, notre livre blanc sur le coût de la vie à Montréal est fait pour ça.
Ce qu’en dit quelqu’un qui l’a fait
Ce qui m’a le plus surpris, ce n’est pas le froid — on s’habille et c’est réglé. C’est la facilité avec laquelle on entre dans une équipe ici. En France, j’ai mis deux ans à oser proposer quelque chose en réunion. À Montréal, on m’a demandé mon avis la deuxième semaine.
Tu es encore à l’étranger : par quoi commencer
- Trouve ton code CNP. C’est lui qui ouvre les programmes d’immigration. Notre guide du code CNP te fait faire le tri en dix minutes.
- Vérifie que ton profil passe avant de monter un dossier. Une conversation avec un recruteur d’ici vaut mieux que trois mois de forums.
- Choisis ta voie ensuite. Permis de travail, PVT, PSTQ, PEQ, Entrée express : notre outil d’orientation fait le tri selon ta situation.
- Viens à un webinaire. Une heure, gratuite, avec des questions en direct — c’est ce qui débloque le plus de projets.
Tu es déjà au Canada : ce qui change
Si tu es ici avec un permis de travail, un PVT, un permis postdiplôme ou la résidence permanente, les inconvénients de cette page ne sont plus des hypothèses : ce sont ton quotidien. Ce qui change, c’est que tu peux agir dessus tout de suite. Le logement se visite, le réseau se construit en allant à deux ou trois meetups, et le marché de l’emploi s’ouvre beaucoup plus vite quand on est déjà sur place et déjà autorisé·e à travailler. On a une page dédiée aux profils TI déjà au Canada, et le plus dur est déjà derrière toi.
Cinq choses qu’on aurait aimé savoir plus tôt 💡
- L’hiver n’est pas le problème. Sept pour cent des gens s’en inquiètent, et à peu près personne n’en reparle un an plus tard.
- Le premier bail se signe sur place, jamais sur des photos. Un meublé pour trente jours coûte moins cher qu’une année dans le mauvais quartier.
- Le certificat de couverture RAMQ se demande depuis la France, avant le départ. Après, c’est une autre histoire.
- Les vacances se négocient à l’embauche. Deux semaines est un minimum légal, pas une fatalité.
- La solitude des trois premiers mois est normale, et elle passe. Prévois deux ou trois événements dans ton agenda avant même d’atterrir — notre article sur se faire des amis à l’étranger donne les bons réflexes.
Ce que Maplr peut faire pour toi
On est une firme de placement en TI basée à Montréal, et on accompagne des talents depuis 2019. Sur les sujets de cette page, concrètement :
- On regarde ton profil et on te dit franchement s’il correspond aux mandats qu’on a en ce moment.
- On reformule ton CV dans les codes d’ici avant de le présenter à un client.
- Si tu es encore à l’étranger, la personne de l’équipe qui suit ton dossier t’accompagne du premier échange jusqu’aux premières semaines ici.
- Et une fois arrivé·e, tu entres dans une communauté de gens qui ont fait le même chemin — c’est là que se règle la partie « se faire des amis ».
C’est gratuit pour les talents, ça l’a toujours été. Tu peux t’inscrire ici, voir nos offres d’emploi, ou t’inscrire au prochain webinaire.
Questions fréquentes
Quels sont les principaux inconvénients de vivre au Canada ?
Dans l’ordre où nos 970 inscrit·es les redoutent : trouver un emploi, les démarches d’immigration, l’intégration sociale, le coût de la vie et le logement. Une fois sur place, les points durs les plus souvent cités sont les deux semaines de vacances de la première année, l’attente pour un médecin de famille et l’éloignement de la famille. L’hiver arrive loin derrière.
Est-ce que l'hiver est vraiment insupportable ?
Il est long et froid, mais sec et ensoleillé, ce qui change tout par rapport à un hiver européen humide. Les bâtiments sont chauffés sérieusement, le déneigement est efficace et la ville ne s’arrête pas. Dans nos données, seules 64 personnes sur 970 citent l’hiver parmi leurs préoccupations principales.
Combien de semaines de vacances a-t-on au Québec ?
Le minimum légal est de deux semaines après un an de service continu, avec une indemnité de 4 % du salaire brut, et de trois semaines après trois ans, à 6 %. S’y ajoutent huit jours fériés payés. Ce sont des minimums : en TI, les conditions se négocient au moment de l’offre.
Combien coûte un logement à Montréal ?
Selon le Rapport sur le marché locatif 2025 de la Société canadienne d’hypothèques et de logement, le loyer moyen d’un logement de deux chambres dans la région de Montréal est de 1 346 $, avec un taux d’inoccupation de 2,9 %. C’est un marché tendu, mais qui reste nettement plus abordable que Toronto ou Vancouver rapporté aux salaires TI.
Suis-je couvert par l'assurance maladie dès mon arrivée ?
Pas automatiquement : il existe un délai de carence pouvant aller jusqu’à trois mois. Mais une entente de sécurité sociale lie le Québec à onze pays, dont la France, et permet d’éviter cette attente sur présentation d’un certificat de couverture délivré par ton organisme d’origine. Demande-le avant de partir.
Faut-il parler anglais pour travailler en informatique à Montréal ?
Non. La très grande majorité des mandats se déroulent en français. L’anglais est utile pour la documentation technique et pour certains clients, mais il n’est pas un prérequis d’embauche. C’est d’ailleurs la préoccupation la moins citée de toute notre base : 23 réponses sur 970.
Vaut-il mieux venir seul ou en famille ?
Les deux fonctionnent, mais la préparation n’est pas la même. En famille, le sujet à traiter en premier est le conjoint : son permis de travail, la reconnaissance de son parcours et son propre réseau. C’est ce qui décide de la réussite d’une installation, davantage que ton contrat à toi. Pense aussi tôt aux places en garderie, qui se réservent longtemps à l’avance.
Combien de temps faut-il pour se sentir chez soi ?
Les personnes qu’on accompagne parlent le plus souvent d’un basculement autour du premier hiver passé. Les trois premiers mois sont les plus durs : tout est nouveau, le réseau est à construire, et c’est là que la solitude se fait sentir. Prévoir des événements et des rencontres dès l’arrivée raccourcit nettement cette période.
Je suis arrivée à Montréal dix jours avant la pandémie, avec des valises et personne à rencontrer. Le froid n’a jamais été mon problème — la solitude des premiers mois, oui. C’est exactement pour ça que Maplr n’est pas qu’une liste d’offres d’emploi. Si tu hésites encore, ne compare pas des listes d’avantages et d’inconvénients : viens parler à quelqu’un qui l’a fait.
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