Autrice sur maplr.co
Marion Felix
Cofondatrice de Maplr et de MIA Innovation — développeuse
L’informatique n’a jamais été pour moi un choix par défaut. Je savais au sortir du bac ce que je voulais faire, et je n’en ai pas dévié : un DUT en informatique, puis une école d’ingénieur en informatique à Montpellier, avant de consacrer les premières années de ma carrière au développement Java.
C’est un métier que je n’ai jamais quitté. Je continue d’écrire du code aujourd’hui, et c’est ce qui me permet d’échanger d’égale à égal avec les profils techniques que nous accompagnons.
J’ai raconté ce parcours en détail dans l’interview « Développeuse Java au Québec » : pourquoi Java, mon arrivée dix jours avant la pandémie, les démarches menées seule, et ce qui change vraiment quand on code ici.
Arrivée à Montréal
2020
Maplr, cofondée en
2019
Personnes accompagnées
250+
Consultante Java, des grands groupes à la pige
Avant de partir, j’ai fait mes armes en France comme consultante Java : d’abord chez de grands groupes, puis en startup, puis en pige. Trois cadres très différents pour un même métier — et c’est ce qui m’a appris ce qui rend un mandat bon, ou invivable.
Je n’ai jamais quitté ce statut dans ma tête. C’est pour ça que je regarde aujourd’hui un mandat avec les yeux de la personne qui va le vivre : à qui elle parlera vraiment, ce que dit le contrat sur la fin de mission, si l’équipe l’intègre ou la traite comme une ressource externe.
Un parcours d’immigration mené de bout en bout
Je me suis installée à Montréal en 2020, dix jours avant le début de la pandémie.
- 2020Permis vacances-travail
- Permis de travail ouvert
- Résidence permanente
- Citoyenneté canadienne
J’ai franchi chacune de ces étapes moi-même : la constitution des dossiers, les délais d’attente, les pièces à reprendre, les décisions à prendre sans certitude. Cette expérience est la raison d’être des contenus que je publie ici. Lorsque j’écris sur le permis de travail fermé, sur le PVT ou sur la résidence permanente, je décris un processus que j’ai traversé — avec les durées réellement constatées et les difficultés que les formulaires ne mentionnent pas.
L’installation, au-delà des démarches
Obtenir un statut n’est qu’une partie du projet. S’installer en est une autre, et elle se joue sur le terrain.
Depuis mon arrivée, j’ai déménagé plus de sept fois au Québec. J’ai vécu dans des quartiers très différents, comparé les temps de trajet, les services de proximité, les prix réels. J’ai aussi découvert l’autre versant de l’installation : le rythme des déménagements du 1er juillet, l’écart entre un quartier qui paraît idéal sur une carte et ce qu’il est vraiment une fois qu’on y habite.
Mes articles évoluent avec ma vie. C’est un peu le principe.
Le froid, et ce qu’on en dit
Je viens du sud de la France. Autant dire que l’hiver québécois était ma première inquiétude, et je ne vais pas prétendre le contraire.
La réalité s’est révélée plus clémente que sa réputation. On s’équipe, les bâtiments sont pensés pour, et la saison s’organise autour d’activités qui n’existent nulle part ailleurs. C’est la question qui revient le plus souvent dans mes échanges avec les candidats — et c’est rarement celle qui pose problème une fois sur place.
Ce que je préfère aujourd’hui, ce sont justement les saisons franches, le rythme de vie qu’elles imposent, et la bienveillance qu’on trouve ici au quotidien.
Maplr
J’ai cofondé Maplr en 2019. Nous accompagnons les professionnels francophones des technologies de l’information qui souhaitent construire leur carrière au Québec : recherche de mandat ou de poste permanent, démarches d’immigration, installation, intégration dans l’écosystème local.
Depuis la création, plus de 250 personnes ont été accompagnées, seules ou en famille. Au fil des années, il y a eu des mariages et des enfants nés ici. C’est la mesure qui compte à mes yeux : non pas le nombre de dossiers traités, mais le nombre de vies qui se sont construites au Québec.
J’y assure également une fonction de recrutement TI, ce qui me place des deux côtés de la table : je connais les attentes des entreprises canadiennes et les questions que se posent les candidats avant de traverser l’Atlantique.
MIA Innovation
Je cofonde par ailleurs MIA Innovation, où nous concevons des solutions d’intelligence artificielle pour les PME québécoises. L’approche y est la même que chez Maplr : des réalisations qui tiennent en production, mesurables, plutôt que des démonstrations.
J’y code tous les soirs : agents, automatisations, intelligence artificielle appliquée à des besoins réels d’entreprises d’ici. Ce sont les mêmes mains qui ont développé les outils internes de Maplr — le suivi des dossiers, les automatisations qui nous permettent d’accompagner autant de personnes sans être cinquante.
La communauté Java, de Lyon à Montréal
Je me suis toujours impliquée dans les communautés techniques locales. Cinq ans bénévole au Java User Group de Lyon avant mon départ, et aujourd’hui dans l’équipe qui organise le Java User Group de Montréal — plus de 3 600 membres, des rencontres mensuelles gratuites et ouvertes à tous.
C’est aussi, très concrètement, ce que je conseille à quelqu’un qui arrive : c’est là qu’on rencontre du monde, qu’on comprend comment le marché fonctionne vraiment, et qu’on cesse d’être « la personne qui vient d’arriver ».
Pourquoi je signe ces articles
Les règles d’immigration changent vite, et l’information disponible en ligne vieillit plus vite encore. Les sources officielles — Québec.ca, IRCC — restent la référence sur le droit applicable, et je renvoie systématiquement vers elles.
Ce que j’apporte se situe ailleurs : l’expérience vécue, les délais que nous observons réellement sur les dossiers que nous suivons, les erreurs qui reviennent, et la traduction d’une règle générale en décision concrète pour un profil technique donné. C’est la raison pour laquelle ces articles portent mon nom.