Mis à jour le 15 septembre 2026
Au Québec, ce document ne s’appelle pas une lettre de motivation. Il s’appelle une lettre de présentation, et ce n’est pas qu’une question de vocabulaire : ce qu’on attend dedans n’est pas ce qu’on t’a appris à écrire en France ou en Belgique. Plus courte, plus factuelle, sans photo, sans âge, sans état civil — et sur une page, pas deux.
Deuxième chose à savoir, et celle-là personne ne te la dira : dans le recrutement en informatique au Québec, elle est rarement lue. Chez Maplr, on n’en demande même pas. Ça ne veut pas dire qu’elle ne sert à rien — il y a trois situations où elle fait toute la différence, et on les détaille plus bas.
Tu trouveras ici le format attendu, un générateur qui écrit ta lettre en deux minutes, et un modèle à télécharger. Sans inscription, sans formulaire.
Lettre de motivation ou lettre de présentation ? Le mot change tout
Si tu tapes « lettre de motivation », tu es probablement en France. Si tu réponds à une offre au Québec, le terme employé partout — dans les offres, sur les sites d’emploi, dans les ressources gouvernementales — est lettre de présentation. Le gouvernement du Québec publie d’ailleurs sa propre fiche, Rédiger sa lettre de présentation, et c’est elle qui fait référence.
Ce n’est pas anodin. Le mot « motivation » oriente vers un exercice d’enthousiasme : pourquoi je veux ce poste, ce que représente ce métier pour moi, ma passion depuis l’enfance. Le mot « présentation » oriente vers autre chose : voici qui je suis, voici ce que j’ai fait, voici pourquoi ça correspond. La lettre québécoise est un document de preuve, pas un document de désir.
En pratique, ça se traduit par trois différences que tout le monde rate la première fois :
- Une page, jamais plus. C’est écrit noir sur blanc dans les recommandations officielles, et c’est appliqué.
- Pas de style ampoulé. « C’est avec un vif intérêt que j’ai pris connaissance de votre annonce » ne se dit pas ici. « J’ai vu votre offre sur LinkedIn et je vous soumets ma candidature » se dit très bien.
- On mentionne d’où vient l’offre dès la première ligne. C’est explicitement demandé dans la structure officielle, et c’est la première chose qu’un recruteur vérifie pour savoir quel canal fonctionne.

Est-ce qu’on la lit vraiment, quand on recrute en informatique ?
Honnêtement : rarement. Et on préfère te le dire plutôt que te laisser passer une soirée dessus pour rien.
Chez Maplr, on recrute des développeurs et des profils en informatique depuis 2019, et notre formulaire de candidature ne demande pas de lettre de présentation. Ce qu’on regarde, c’est le CV, puis l’entrevue technique. C’est vrai de beaucoup d’équipes tech au Québec : sur un poste de développement, le tri se fait sur les technologies, les années d’expérience et la capacité à parler de ce que tu as construit. Une belle lettre ne rattrape pas un CV illisible, et un bon CV n’a pas besoin d’elle pour passer.
Ça vaut pour le recrutement tech. Ça ne vaut pas partout : dans les organismes publics, les OBNL, les postes de gestion ou les entreprises d’autres secteurs, elle reste attendue et lue.
Alors quand est-ce qu’elle est décisive ?
Trois situations, et dans ces trois-là elle vaut largement le temps qu’on y passe.
- La candidature spontanée. Sans offre à laquelle répondre, la lettre est tout ce que tu as pour expliquer pourquoi tu écris à cette entreprise-là. C’est le cas où elle est lue à coup sûr — parce que sans elle, ton CV arrive sans contexte et finit classé.
- Les démarches d’immigration. Une lettre bien faite circule au-delà du recrutement : elle accompagne un dossier, elle explique un projet d’installation, elle rassure un employeur qui hésite à s’engager dans une démarche de permis de travail. C’est là qu’elle rapporte le plus, et c’est le cas que les modèles français ne couvrent jamais.
- Un parcours qui demande une explication. Changement de technologie, passage du fonctionnel au développement, six mois sans emploi le temps d’un déménagement à 5 000 kilomètres. Le CV ne sait pas raconter ça. La lettre, oui, en trois phrases et sans se justifier.
Dans les autres cas — tu réponds à une offre tech, ton CV est à jour, ton parcours est linéaire — une lettre courte et exacte suffit. Le générateur ci-dessous la produit en deux minutes.
À quoi ressemble une lettre canadienne, concrètement ?
La structure recommandée par le gouvernement du Québec tient en cinq blocs, et elle est assez stricte pour qu’on puisse la suivre à la lettre :
- L’en-tête — tes coordonnées, la ville et la date, puis le destinataire et son adresse.
- Le premier paragraphe — comment tu as appris l’existence du poste : une offre, un site d’emploi, LinkedIn, une personne qui t’en a parlé.
- Le deuxième — pourquoi tu es la bonne personne : ta formation, ton expérience et tes compétences mises en face des besoins annoncés. Un ou deux paragraphes, personnalisés pour chaque employeur.
- Le troisième — un remerciement et ta disponibilité pour une entrevue.
- La signature — ton nom, tes coordonnées, et la mention des documents joints.
Côté forme : une page maximum, interligne simple, du texte découpé en paragraphes. Et une consigne officielle qu’on oublie tout le temps : ne recopie pas ton CV. Si un paragraphe pourrait être collé tel quel dans ta section « expériences », il ne sert à rien ici.
Ce qu’une lettre canadienne ne contient jamais
C’est la différence la plus visible avec une candidature française, et elle a une base juridique. Au Québec, la Charte des droits et libertés de la personne interdit à un employeur de recueillir des renseignements liés aux motifs de discrimination interdits à l’étape de l’embauche — la Commission des droits de la personne le rappelle dans sa foire aux questions destinée aux employeurs.
Concrètement, on retire de la lettre comme du CV :
- la photo ;
- l’âge ou la date de naissance ;
- l’état civil et le nombre d’enfants ;
- la nationalité et l’origine ;
- tout ce qui touche à la religion, à la santé ou aux convictions.

Tu écris depuis l’étranger ? Dis-le, ça joue en ta faveur
C’est le point où on voit le plus de candidatures se saborder, et c’est aussi le plus simple à corriger. Face à un dossier venu de l’étranger, un employeur québécois se pose une seule question : est-ce que je peux embaucher cette personne, et en combien de temps ? Tant que la réponse n’est pas écrite quelque part, le doute travaille contre toi.
Une phrase suffit, placée à la fin du troisième paragraphe :
- Encore à l’étranger — « Je prépare mon installation à Montréal et je suis en mesure d’entamer les démarches de permis de travail dès qu’une offre se concrétise. »
- PVT ou permis ouvert — « Je détiens un permis de travail ouvert, je peux donc être embauché·e sans démarche supplémentaire de votre part. » C’est l’argument le plus fort du lot : dis-le tôt.
- Permis fermé — « Je travaille actuellement au Canada et je suis en mesure d’en faire transférer le soutien vers un nouvel employeur. »
- Résidence permanente ou citoyenneté — « Je suis résident·e permanent·e, je peux donc être embauché·e sans aucune formalité d’immigration. »
Si tu ne sais pas encore quelle voie te correspond, notre outil Immigrer au Canada : quelle voie ? te donne le cadre en quelques questions, et l’inscription à notre programme ouvre la porte à un accompagnement complet sur le permis et la recherche d’emploi.
Écris ta lettre en deux minutes
Remplis les champs : la lettre s’assemble en direct, dans la structure officielle, avec la bonne mise en forme de date et la bonne formule de politesse. Tu peux ensuite la copier ou la télécharger en Word pour la finir à ta main. Rien n’est envoyé nulle part — tout se calcule dans ton navigateur, on ne voit pas ce que tu écris.
Outil Maplr
Génère ta lettre de présentation canadienne
Remplis les champs, la lettre se construit en direct, dans la structure attendue au Québec. Rien n'est envoyé nulle part : tout se passe dans ton navigateur.
Relis-la avant de l'envoyer et coupe tout ce qui répète ton CV. Une lettre canadienne tient sur une page, et c'est une règle qu'on t'applique.
