🍁Guide complet · vérifié le 14 septembre 2026
Ce que le métier rapporte vraiment ici, ce que coûte le déménagement, et surtout dans quel ordre s'y prendre. Écrit par une équipe montréalaise qui accompagne des développeurs dans leur projet de vie au Canada depuis 2019 — et qui connaît le chemin pour l'avoir fait elle-même.
- On accompagne des dev depuis
- 2019
- Personnes installées avec nous
- 250+
- Salaire d'un profil intermédiaire
- 80-90 K$
- Nos ressources
- 0 $
C'est comment, être développeur au Canada ?
En deux phrases : le métier y est mieux payé qu'en France — un profil intermédiaire tourne autour de 80 000 à 90 000 $ par an au Québec — le rapport au travail est plus horizontal, et le coût de la vie reste inférieur à celui de Paris. Le marché recrute, en particulier à Montréal, où cohabitent le jeu vidéo, l'intelligence artificielle, les grandes banques et une vraie scène de startups.
Le vrai sujet n'est donc pas de savoir si ça vaut le coup. C'est le permis de travail. Toute cette page est construite autour de cette contrainte : ce qui se joue avant le départ, ce qui se joue pendant les démarches, et ce qui change une fois que tu es sur place.
Un mot de vocabulaire, parce qu'il revient partout ensuite : au Québec on dit TI, pour technologies de l'information, là où en France on dit plutôt IT. Même secteur, même métier, autre sigle. Tu le retrouveras dans les offres d'emploi, dans les programmes d'immigration et dans tout le reste de cette page.
Ce que tu vas trouver sur cette page
- 01Pourquoi on partCe que 5 346 personnes nous ont répondu
- 02Le métier iciCadre de travail, villes, langue, profils recherchés
- 03Les salairesLes fourchettes qu'on constate, junior à senior
- 04Les sept étapesLe parcours complet, dans l'ordre
- 05Ton CV canadienLe modèle à télécharger et les règles qui comptent
- 06Les ressources gratuitesSimulateur, guides, webinaire, bons plans
- 07Les questions fréquentesAnglais, diplôme, junior, famille, délais
- 08Se faire accompagnerCe que fait le programme Maplr, et pour qui
01 — Pourquoi on part
Pourquoi les développeurs choisissent-ils le Canada ?
Depuis 2018, on demande à chaque personne qui vient vers nous ce qui la pousse à partir. 5 346 réponses plus tard, voici ce qui revient le plus — et ce qui ne revient presque jamais.
Le chiffre qui nous frappe le plus, c'est le dernier. 67 personnes sur 5 346 ont parlé d'argent — une sur quatre-vingts. On ne part pas d'ici pour une augmentation. On part pour un métier qui avance, pour des soirées qui existent, et souvent pour les enfants qu'on aura ou qu'on a déjà.
L'autre enseignement, c'est que les deux premières lignes ne s'opposent pas. Le travail arrive en tête, la qualité de vie juste derrière, et personne ne choisit entre les deux : ici, on peut avoir les deux à la fois. C'est exactement ce que raconte le reste de cette page.
Méthode : analyse par mots-clés des 5 346 réponses recueillies auprès des personnes qui s'inscrivent chez nous, entre 2018 et septembre 2026. L'échantillon est très majoritairement composé de profils en informatique, dont plus de 1 600 développeurs à eux seuls. Une même réponse peut relever de plusieurs thèmes, les pourcentages ne s'additionnent donc pas à 100. Trois thèmes n'apparaissent pas dans le graphique : l'école et l'éducation (7 %), la sécurité (5 %), et le fait d'avoir déjà des proches sur place (4 %).
02 — Le métier ici
À quoi ressemble le métier de développeur au Canada ?
Les différences avec la France ne sont pas là où on les attend. Ce n'est pas la technique qui change, c'est le rapport au travail et la façon dont on recrute.
🤝Le cadre de travail
Management horizontal, tutoiement généralisé, accès direct aux décideurs. Le télétravail hybride est la norme dans la tech, et on juge sur ce qui est livré plutôt que sur les heures de présence.
Côté congés, la réalité du secteur est bien plus généreuse que le minimum légal : quatre semaines de vacances, c'est courant en informatique. S'y ajoutent des journées de maladie, des congés mobiles, et des jours fériés qui sont reportés au lundi quand ils tombent une fin de semaine.
🏙️Où ça recrute
Montréal concentre le jeu vidéo, l'intelligence artificielle, les grandes institutions financières et les firmes de services. Québec et Lévis ont un tissu plus discret mais très stable. Toronto et Vancouver paient mieux, et coûtent bien plus cher à vivre.
Pour un profil francophone, le Québec reste la porte d'entrée la plus simple : la langue de travail y est le français.
🗣️La langue
Au Québec, on travaille en français. L'anglais sert à la documentation, aux outils et aux réunions avec les équipes des autres provinces — un niveau de lecture confortable suffit largement pour démarrer.
Ailleurs au Canada, l'anglais est la langue de travail, à l'oral comme à l'écrit.
🧰Les profils recherchés
Développement fullstack, backend, frontend, DevOps et cloud, données et intelligence artificielle, cybersécurité, et gestion de projet technique.
Le marché se tend surtout sur les profils intermédiaires et seniors. C'est une réalité à connaître avant de préparer un départ : les entreprises qui recrutent à l'international cherchent des gens déjà autonomes.
🌇Pas de présentéisme
La semaine de travail tourne autour de 37,5 heures, et elles s'arrêtent vraiment. À 17 h, c'est rare que les gens soient encore au bureau — pas parce qu'on les pousse dehors, mais parce que personne ne gagne de points à rester tard. Ce qu'on regarde, c'est ce que tu livres, pas l'heure à laquelle tu éteins ton écran.
Les soirées servent donc à autre chose : aller chercher les enfants, patiner, souper avec des amis, sortir en ville. La frontière entre le professionnel et le personnel est nette, et elle est respectée des deux côtés — un courriel envoyé le vendredi soir attendra le lundi, et personne ne trouvera ça bizarre. C'est un changement de vie qu'on sous-estime tant qu'on ne l'a pas vécu.
03 — Les salaires
Combien gagne un développeur au Canada ?
Les fourchettes ci-dessous sont celles qu'on constate au Québec sur les postes décrochés par les personnes qu'on accompagne, en dollars canadiens, en brut annuel.
Trois choses à savoir pour comparer honnêtement avec un salaire français. Le salaire s'annonce toujours en brut annuel, la paie tombe toutes les deux semaines, et l'impôt est prélevé à la source. Les fourchettes montent à Toronto et à Vancouver, où le logement absorbe largement la différence.
Et le point que les comparateurs oublient : à Montréal, le loyer, la garderie et les transports pèsent nettement moins lourd qu'à Paris. Le pouvoir d'achat compte plus que le chiffre brut.
🧮Là où l'écart se voit vraiment
Loyer d'un logement à une chambre fermée un 3½ ici, un T2 à Paris
Paris1 480 € ≈ 2 380 $
Garderie à temps plein, un enfant par mois
Paris504 € ≈ 810 $
Transport en commun abonnement mensuel
Paris90,80 € ≈ 146 $
Le plus frappant, c'est la garderie : au Québec le tarif subventionné est le même pour tout le monde, 9,65 $ par jour, que tu gagnes 50 000 $ ou 120 000 $. En France il suit tes revenus. Et le salaire, lui, va dans l'autre sens.
Loyer : fourchette constatée à Montréal hors centre-ville, médiane des 2 pièces parisiens en mai 2026. Garderie : contribution parentale québécoise 2026, barème CAF après crédit d'impôt pour un foyer à 6 000 € net. Transport : tarifs officiels STM et Île-de-France Mobilités 2026. Conversion au taux de la Banque du Canada du 11 septembre 2026, 1 € = 1,61 $.
04 — Le parcours
Quelles sont les étapes pour partir travailler au Canada ?
C'est la partie que personne ne met bout à bout. On la donne dans l'ordre où on la fait vivre aux personnes qu'on accompagne. Compte plusieurs mois — parfois plus d'un an si ta voie passe par un permis lié à un employeur.
- Étape 1
Vérifier que ton profil est recherché
Ton métier correspond à un code CNP, et ce code conditionne presque toutes les démarches qui suivent. C'est le premier réflexe à avoir, avant même de penser au visa.
Une franchise utile : les entreprises avec qui on travaille recrutent à l'international à partir du niveau intermédiaire. Pour un profil junior, la porte n'est pas fermée au Canada — elle passe simplement par d'autres chemins que le nôtre, le PVT en tête.
- Étape 2
Refaire ton CV au format canadien
Un CV français bien fait est un CV canadien raté. Ici, trois à quatre pages sont acceptées sur un profil en informatique, on attend une entrée par mandat et non par employeur, et les technologies se listent avec leurs versions — Java 8 et Java 17, ce n'est pas la même chose pour un recruteur d'ici.
Pour une expérience à l'étranger, précise la taille et le secteur de l'entreprise : au Québec, on ne connaît pas forcément ta firme.
- Étape 3
T'inscrire au webinaire
C'est l'étape qu'on recommande avant toutes les autres, parce qu'elle répond d'un coup aux questions que tu te poses encore. Une fois par mois, on se retrouve en visio avec des gens qui préparent exactement ce que tu prépares : on déroule les voies d'immigration ouvertes au moment où on se parle, le marché de l'emploi en informatique, les salaires, le coût de la vie réel.
C'est un événement live et interactif, pas une vidéo enregistrée. La moitié de la session part en questions, et tu peux poser toutes les tiennes — même celles qui te paraissent trop précises ou trop bêtes. Une heure, gratuit, et tu repars avec des réponses à ta situation plutôt qu'à celle d'un dépliant.
- Étape 4
T'inscrire au programme Maplr
Plutôt que de postuler offre par offre depuis l'autre bout du monde, tu t'inscris une fois — et c'est ça qui déclenche l'accompagnement. Il est gratuit, sans engagement, et il commence par un échange en visio avec nous.
À partir de là, on regarde ton profil, on te dit où tu en es, on retravaille ton CV, on ouvre les bonnes portes chez les entreprises qui recrutent vraiment à l'international, et on déroule les démarches avec toi. C'est l'étape qui débloque toutes les autres, et c'est pour ça qu'elle arrive avant l'immigration et non après : un employeur canadien qui te veut change la nature même des démarches — il ouvre des voies qui te sont fermées tant que tu candidates depuis l'extérieur sans rien de concret.
- Étape 5
Choisir la bonne voie d'immigration
Il n'y en a pas une meilleure que les autres, il y en a une qui correspond à ta situation. Le PVT et le programme Jeunes Professionnels si ton âge et ta nationalité le permettent. Le permis de travail fermé quand un employeur t'embauche et fait la démarche. La mobilité francophone, qui dispense l'employeur de l'étude d'impact sur le marché du travail.
La résidence permanente, elle, vient plus tard — voir l'étape 7.
- Étape 6
Préparer l'arrivée
L'assurance avant le billet — elle peut t'être demandée à la frontière et doit couvrir toute la durée du séjour. Puis le compte bancaire, qui débloque la paie et le bail, la ligne mobile sans historique de crédit, et le logement.
C'est l'intendance, elle se règle en une soirée quand on sait où aller.
- Étape 7
Les premiers mois, puis la résidence permanente
Le Québec devient vraiment intéressant vers deux ans d'expérience d'ici. Avant, tu n'as pas les points qu'il valorise — le français évalué, l'expérience québécoise, le diplôme d'ici — et les rondes d'invitation ne vont pas te chercher. Les personnes qu'on accompagne déposent généralement leur dossier vers douze mois.
Ceux qui l'ont déjà fait
Des développeurs qu'on a accompagnés, installés au Québec depuis. On leur a demandé ce qui avait vraiment compté pour eux.

L'accompagnement de Maplr tout au long du processus a grandement simplifié les choses, tant au niveau matériel que psychologique : ça aide vraiment à être plus serein d'être bien accompagné.

La communauté, avec l'expérience de chacun, permet d'avoir toutes les réponses. La communauté, c'est le gros plus de Maplr.

Maplr m'a apporté un gros soutien sur l'aspect social. Des gens qui vivent la même expérience que moi, et avec qui on arpente le pays.
Tous les trois ont commencé exactement au même endroit que toi : une page web, puis un échange en visio. Le programme Maplr.
05 — Ton CV
📄Modèle gratuit
Marion, notre cofondatrice, a fait le même chemin : développeuse Java arrivée de France en 2020. Lis son interview — pourquoi Java, les démarches menées seule, et ce qui change vraiment quand on code ici.
Le modèle de CV canadien pour profils en informatique
Six sections prêtes à remplir, au format que lisent réellement les recruteurs québécois. C'est la ressource la plus téléchargée du site : 4 423 personnes s'en sont servies depuis 2022, dont plus de mille développeurs.
- Une entrée par mandat, avec le profil de l'entreprise et le client
- Les technologies et leurs versions, mandat par mandat
- Les certifications obtenues et celles en préparation
- L'équivalence québécoise de ton diplôme, en clair
Télécharger le modèle gratuitement
Gratuit · format Word · six sections 🍁
Pour aller plus loin
L'article complet détaille ce qu'un recruteur d'ici lit en premier, les erreurs de traduction qui coûtent cher, et le passage des filtres automatiques.
06 — Les ressources
Tout ce qu'on met à disposition, gratuitement
Aucune de ces ressources n'est payante, et aucune ne demande de s'engager à quoi que ce soit. On les publie parce qu'on préfère des candidats informés.
💰Le simulateur de salaireCe que ton profil vaut au Québec
🧭Le guide des codes CNPLe code qui conditionne tes démarches
🍁La résidence permanenteLes quatre voies, comparées
🎥Le webinaire mensuelUne heure en ligne, questions comprises
💳Les bons plansAssurance, banque, forfait mobile
💼Les offres d'emploiLes postes ouverts chez nos partenaires
❓La FAQ expatriationLes questions qu'on nous pose le plus
07 — Les questions fréquentes
Ce qu'on nous demande le plus souvent
Faut-il parler anglais pour travailler comme développeur au Québec ?
Non, pas pour travailler. Les équipes québécoises fonctionnent en français, et un anglais de lecture suffit pour la documentation et les outils. L'anglais devient nécessaire si tu vises Toronto, Vancouver ou une entreprise dont le siège est ailleurs au Canada — ou si tu veux élargir tes options plus tard.
Mon diplôme français est-il reconnu au Canada ?
En informatique, l'employeur regarde d'abord ton expérience et tes technologies. Le diplôme compte surtout pour les démarches d'immigration, où l'on demande une évaluation comparative. Un bac+5 français est généralement mis en équivalence avec une maîtrise québécoise — c'est ce qu'il faut écrire noir sur blanc sur ton CV.
Peut-on partir en tant que développeur junior ?
Au Canada, oui — beaucoup de juniors arrivent par le PVT et trouvent sur place. Avec nous, non : les entreprises avec qui on travaille recrutent à partir du niveau intermédiaire, et on préfère te le dire franchement plutôt que de te faire attendre. Si tu es junior, le PVT reste la voie la plus réaliste, et nos ressources te servent quand même.
Combien de temps prennent les démarches ?
Ça dépend entièrement de la voie. Un PVT peut se boucler en quelques mois si le tirage te sourit. Un permis lié à un employeur demande plus de temps, parce qu'il ajoute une étape côté entreprise avant la demande de permis. La résidence permanente, elle, se prépare une fois installé, rarement avant douze mois sur place.
Faut-il déjà avoir un permis de travail pour postuler ?
Non, et c'est même l'inverse qui se produit souvent : c'est l'employeur qui débloque le permis. Cela dit, un candidat déjà autorisé à travailler avance plus vite — on le mesure sur nos propres dossiers, où l'accès à l'entrevue technique est nettement plus élevé chez les profils qui ont déjà un statut.
Peut-on venir en famille ?
Oui, et c'est fréquent. Le conjoint peut obtenir un permis de travail ouvert dans plusieurs cas, l'école est gratuite et les places en garderie subventionnée se demandent tôt — très tôt. C'est le point d'organisation le plus sous-estimé des départs en famille.
Montréal, Toronto ou Vancouver ?
Pour un francophone, Montréal est le choix le plus simple et le plus abordable, avec le plus gros bassin d'emplois en informatique en français. Toronto paie mieux et fonctionne en anglais. Vancouver offre le cadre le plus spectaculaire et le logement le plus cher du pays. On accompagne surtout vers le Québec, parce que c'est là que notre réseau est.

Je suis arrivée à Montréal comme développeuse Java, dix jours avant la pandémie. PVT, puis permis ouvert, puis résidence permanente, puis citoyenneté.
J'ai fait ce parcours dans le désordre, en cherchant des réponses sur des forums à minuit. Cette page est celle que j'aurais voulu lire.
Marion FelixCofondatrice de Maplr
08 — Se faire accompagner
Et si on faisait le chemin ensemble ?
Le programme Maplr est gratuit, sans engagement, et il n'a rien d'un formulaire dans le vide : il commence par un échange en visio avec nous.
🍁On ne se quitte pas à l'arrivée. On reste là des mois, souvent des années — assez longtemps pour fêter la résidence permanente ensemble, et parfois la citoyenneté. C'est ce qu'on préfère dans ce qu'on fait.
Pour qui : profils intermédiaires et seniors en développement, données, DevOps, cybersécurité ou gestion de projet technique. Pour les juniors, on n'a pas d'opportunités à proposer aujourd'hui — mais toutes les ressources de cette page restent à toi.
Tu préfères commencer par écouter ? Le webinaire mensuel dure une heure, et la moitié du temps passe en questions.


